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jeudi 25 juillet 2013

Mon cher ordi a Alzheimer - F

Mon ordi est malade, il a des absences, il ne répond plus. Ce n’est pas qu’il soit trop vieux, il a juste cinq ans, pas obsolète. Alors, on a consulté notre « ordinologue » de famille. Après moultes tests qui n’ont rien apporté de nouveau, vient le test de la mémoire. Et là, le verdict de l’ »ordinologue » est sans appel : problème de mémoire. Mon cher ordi a Alzheimer. Il me reconnaît, c’est sûr, mais tout à coup, il devient tout bleu et ne veut plus rien savoir. Ou alors, tranquillement, nous allons de concert et il stoppe net. Tu peux essayer de faire fonctionner un bouton, une souris. Rien, rein, on dirait qu’il a oublié ce pourquoi il était fait et moi, je reste bête devant ce phénomène. Avant aujourd’hui, cela lui arrivait rarement et ensuite de temps en temps, mais là, depuis quelques mois, son cas s’est aggravé. Il me plante et je reste moi aussi plantée. Il n’y a à mes yeux aucuns motifs pour qu’il me boude de la sorte. Ses réactions deviennent imprévisibles. Tu es peinarde en train de travailler et hop, plus rien. Ah si, il a les yeux grands ouverts sur la page où je travaillais. 
Je lui parle, je l’injurie aussi, mais rien. Rien, il ne répond plus et je suis obligée d’employer la manière forte. Non, je ne tape pas dessus, je suis non violente, juste je le débranche et l’écran devient noir. Arrêt respiratoire, déconnexion et doucement, je lui remets le contact. Aucune lenteur au démarrage, vu son âge, il pourrait. Mais non, de ce côté tout baigne. Il évolue normalement, jusqu’à… nouveau plantage ! Encore ! C’est le troisième de la matinée, alors, y’en a marre. 
- Purée de machine à la gomme, tu vas passer par la fenêtre si ça continue !
Tu parles, il n’en a rien à faire, ce fichu engin. Il n’en fait qu’à sa tête. Notre « ordinologue » familial, préconise de lui ouvrir le bide et de lui faire un nettoyage complet et même de remplacer des organes. Moi, la chirurgie, je n’y connais que dalle. Mais voilà, lorsque notre « ordinologue » a voulu procéder à l’intervention, impossible de l’ouvrir, il résiste et pas qu’un peu. Il a peut être très peur, va savoir.  
Mais maintenant, quelle est la solution ? Le laisser dans cet état ? Le secouer dans tous les sens ? Personne ne sait à ce jour. 
Au début, je croyais qu’il était malade à cause d’un virus, mais tous les tests ont été négatifs, nuls virus l’ont touché. Ouf ! C’est déjà ça ! Il a dû choper quelque chose. Possible que ce soit à cause de l’intensité du travail qu’on lui demande. Pourtant, on n’est pas très exigeants et surtout on est très patients. 
Du coup, on lui a acheté un copain, presque comme lui. Mauvais choix, ce n’est pas ça qui le stimule. Il n’a manifesté aucune jalousie ni aucune réaction positive. Cette tête de mule ne veut rien savoir et nous fait toujours des pertes de mémoire, des plantages, des écrans bleus et autres prestations dont on se passerait volontiers. 
- Mes enfants, c’est beau l’informatique ! Que progrès ! Encore faut-il que ça fonctionne !

mardi 24 juillet 2012

Divagations de la couleur


Voient-ils la vie en rose ? Je parle de mes amis, qui, s’emblerait-il, ont chopé une VIROSE. C’est le toubib qui dit ça. Virose, c’est facile, on ne sait pas exactement ce que c’est, alors, c’est une virose.
« Quand il me prend dans ses bras
Pour me faire un câlin,
J’attrape une virose »
Essayez sur l’air de la « Vie en rose », ça colle !

Hélas, j’en ris, mais ce n’est pas drôle, mes amis sont malades. Ils ont tranché et pour ne pas refiler leur virose,  ils se retranchent. Oui, ils se coupent, non, pas en quatre, ils se coupent du monde, ils s’isolent.
Donc, une virose ! Est-ce un virus rose ? Une virose russe ? Pourquoi pas une « vie sciée » pour devenir viciée ?
Peut-être une « vie d’ange », en tous les cas, une « vie dure ». La vidure, c’est un peu « dégueu »,  c’est ce qu’on retire en vidant un animal, un poulet, un poisson et autre…
Pensez-vous qu’un chausseur violacé, peut avoir une « vie au lacet » ? C’est nul, hein !
Bon, blague à part, de cette virose, il faut lui adjoindre un bon virocide, un nettoyeur de virus, un tueur, un exterminateur. Il faut que nous virions ce « virion » car il peut être mortel, et là, la « vie tu perds », même si tu vitupères, ça n’empêche ! De toute façon, quand tu vis, tu perds, la fin, c’est la fin, ou le début d’un… d’une… de quelque chose d’inconnu. Bel espoir pour qui veut y croire. Mais revenons à notre vie avant de penser à sa fin.

Des virus virulents, des viroses virulentes, nous avons le choix, la « vie te raille » jusqu’à ce qu’elle te raye, tu « vis tel » que tu peux. Tu peux aussi te serrer la vis, ta vie c’est ta vie. T’en fais ce que tu peux. Ne pas franchir le pas –de vis- car vis-à-vis de nous tous tu seras redevable, c’est viscéral. Oui, la « vie c’est râle », c’est râle tout le temps, dès que ça ne va plus comme tu veux, mais la « vie t’y colle » à la peau et tu l’aimes.
La « vie, qu’tu ailles » bien ou mal, « vis là », je te conseille, « vis d’elle », « vis dès » le premier instant, n’en fait pas une « vie di con » (vidicon) et si on te somme : « la bourse ou la vie » ne réponds pas : « la vie, niet ». « Vis, perds », gagne et tes soucis, « vire-les ».
Lorsque tu auras près de cent ans, ce sera une « vie sage » grâce au vissage de vis de ta vie. Méfie-toi, car la « vie se rit » de tes sacrifices et tu en auras « vite assez ».
Hormis tout ça, j’en connais qui « vivent ridés » toute leur chienne de vie, même un qui « vit tout laid » en Belgique, si, si ! Ceux là, ils ont vite la rage au ventre.

Je disais plus haut : « la vie en rose » à cause de la virose. Pourquoi « rose » pourquoi pas jaune, noire, rouge, bleue. On peut même en voir de toutes les couleurs. Ça ce n’est pas marrant ! Et si on est fleur bleue, on est un peu nunuche. Pas triste la colorisation.
Tiens, en parlant de couleur, nous les blancs, changeons constamment de couleur. Rouge de colère, blanc comme un linge, vert de peur, gris lorsqu’on boit un peu, noir quand on a trop ingurgité d’alcool. De la même façon, est-ce qu’un noir ivre devient noir ou un chinois qui a la jaunisse devient tout jaune ? J’aimerais voir et savoir.

Et puis, encore autre chose. Les soldes, tu connais ? Que solde t-on ? Je te le donne en mille ! Le blanc, jamais le jaune ni le noir, seulement le blanc. Ça veut dire qu’une fois dans l’année, on ne vaut plus rien, qu’il faut nous jeter, nous mettre à la poubelle pour du neuf. C’est désobligeant pour le blanc. Je m’insurge ! En plus, c’est écrit partout : « soldes sur le blanc, soldes cinquante pour cent et plus ». Bref, on ne vaut pas « tripette »
Ceci dit, la musique rétablit l’équilibre, une blanche vaut deux noires. Juste les blanches, pas les blancs, hein, messieurs. Tant pis pour vous les gars !

Anne Kitline