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samedi 14 avril 2012

Mortibus

« Depuis qu’on l’a assassiné, sa vie a changé »  Si, si ! J’ai entendu cette phrase ce midi sur RTL pour nommer la radio en question.
Bien sûr que ça a changé sa vie. Et comment…  que ça l’a changé ! Ça l’a même changé définitivement  puisqu’il est mort. Mortibus ! Zigouillé !
En plus, il a changé d’état, c’est un manque de savoir-vivre !
Mais non, d’état… pas de pays. T’as déjà vu un macchabée déménager ?
D’état de vivant à mort. D’état civil, aussi. Des tas d’os à venir. C’est macabre tout ça !

Bon, je fais l’andouille. Je sais que le journaliste parlait de celui ou celle qui reste. Et dans ce cas, aussi, ça change la vie, la mort. La mort de l’autre bien sûr. Parce que la sienne propre, on sait pas, hein !
La vie… la mort… c‘est un tout.
Oui, je sais ! Pour certains, c’est tabou. Faut pas en parler, des fois que ça précipiterait les choses.

Bon, revenons au pauvre assassiné dont la vie à changé. S’il entend ça, de l’autre côté, il doit un peu rigoler. Tu trouves pas ? Il doit même nous prendre pour des ignares.
Les terriens d’en bas, c'est-à-dire nous les vivants, on imagine, on suppute, on avance des théories, mais que dalle ! On ne sait rien, rien de rien ! Sur quoi ? Eh bien sur après, bien sûr. Sûr après la mort ou le changement de vie comme disait notre fameux journaliste.

Moi, j’aime à penser que c’est bien, que c’est le pied. Enfin, quand je dis le pied, vue la morphologie humaine, les pieds sont en bas et le Ciel en haut. Et comme nous raconte l’église, on va au ciel après la mort, alors, ça peut pas être le pied. 

Oui, moi, je veux croire que c’est mieux là-haut qu’en bas. Fini les « emmerdes », la paix, on a la paix, les vacances à mort. Je peux pas dire à vie, là, ça collerai pas. Donc, à mort ! Et puis, au bout d’un temps certain, on s’ennuie. Et j’en suis convaincue ! Alors, on revient dans le bazar terrien. Eh oui, on est « maso », on y retourne ? La première fois, ça nous suffisait pas, on veut connaître la suite.

Posté devant Dieu, Saint Pierre, ou je ne sais qui, on choisit. On choisit quoi ? Sa vie future !
-          Je prends celle là !
Et c’est reparti pour un tour.
De trépassé, tu deviens présent. N’outrepasse pas tes possibilités à présent ! Il n’y a pas d’éther ni thé.
Du n’importe quoi, c’est du n’importe quoi… !

Anne Kitline

dimanche 8 janvier 2012

Des mots aux maux - F


Hier, au cours d’une discussion, j’ai appris un mot, et quel mot. Oxymore. Le mot et son contraire dans la même phrase.
-         La sombre clarté de la lune.
-         Un froid soleil d’hiver inonde le désert.
-         Je me suis déguisé à ma guise.
Bon, j’arrête, vous avez compris ? Mais jouons un peu, si vous voulez bien. J’ai écrit « oxymore », mais j’aurais tout aussi bien pu écrire « occis mort » qui signifie qu’on n’est plus rien, quant tu es mort, c’est qu’on t’a occis. Mais occis mort, n’est pas un oxymore, c’est ? C’est ?
-         Attendez, je cherche dans ma mémoire !
C’est une tautologie ! Logique, non ? Répétition inutile. Je m’y perds. Vous avez aussi. Pourquoi « tautologie » ? D’un nom d’un roi grec qui était bègue. To,to, to,to, le temps qu’il le sorte, le mot, on l’avait déjà écrit.

Vous trouvez aussi le « datisme » qui n’a rien à voir avec Rachida Dati, ni avec le gâtisme, ça se saurait, mais qui est proche de « tautologie ». Je continue, la battologie, rien à voir avec le bateau au logis, ni avec un battoir, mais une tautologie perpétuelle, rien que ça !

On peut trouver encore des « texticules », non, je ne parle pas de sexe, mais seulement de petits textes
Métonomasie, mets ton nom vas y, ou mes tonneaux ma scie. C’est marrant, le français. Traduction de mon nom dans une autre langue,
Pour finir, antinomie, anti-momie, anti-mamie, ça c’est l’opposition. Non, pas la droite ou la gauche, on s’en fiche, mais l’opposition entre deux idées, deux lois, etc.…quoique deux partis, ça pourrait.

Je termine là, je deviens rasoir. A vous de jouer si vous avez aimé ou pas, c’est du pareil au même.
Au fait, du pareil au même, c’est quoi, ça déjà ? 


Anne Kitline