jeudi 18 juin 2015

Pas de train à 14h07

Matin du 12, le soleil est au rendez-vous ? Non, il pleut dans la région mais pas chez moi. 10h, un SMS arrive : grosses perturbations, votre train peut avoir du retard.
Eh bien, du retard, il en a, et pas qu’un peu. 
Déjà, celui qui vient de Barcelone a 2h30 de retard annoncé, because, grosses inondations entre Cerbère et Narbonne. Alors, mon train qui devait partir en début d’aprèm, lui, il est noté avec 1h15, puis, 1h30, et enfin, 1h45 de retard.
Pas de pot, j’ai un rencard à 18h à Paris Gare de Lyon. 
Bon, je décide d’avancer le départ et échange mon billet pour 12h26 de Montpellier. Bam ! Lui aussi, coincé dans le fin fond du Languedoc. Mais à Montpellier, ciel gris, certes, mais pas une goutte de pluie.
Tu crois que je vais partir aujourd’hui ? me dis-je.
Changement de cap, je choisis celui de 13h26, qui lui, démarre de Montpellier.
Puis-je monter dans ce TVG avec ce billet ? La contrôleuse me répond : oui, allez en voiture 8, il y aura un supplément.
La poisse, j’ai déjà déboursé un supplément pour le train d’1h avant, restait plus que des 1ères. Bon, le train est en gare, voiture 8, je ne suis pas seule, y’a du peuple et le train ne part pas faute de ravitaillement, qui reste en rade à Perpignan.
Tu n’auras, ni eau, ni sandwich SNCF. Tant mieux pour le sandwich, pas bon en général. Je m’en fiche, j’ai ma bouteille pleine et un paquet de Prince, ça suffit.
Le TGV s’élance direction Nîmes où 20mn plus tard, un zigoteau imbibé, fait son numéro et insulte les femmes dans le wagon.
La décence m’interdit de d’écrire ici les injures qui nous sont lancées, à vous de deviner.
Cà fait déjà un bon ¼ d’heure que le train se trouve en gare de Nîmes et l’individu, agressif, injurieux, aviné, ne veut rien entendre de la contrôleuse et refuse de descendre, jusqu’au moment, où la police apparaît au bout du wagon, ce qui fait obtempérer le bonhomme, pas si bon homme que ça, et le train s’ébranle, direct Paris.

Paris Gare de Lyon ! Vous avez dit : Paris Gare de Lyon ! Je suis dans la rue, entourée d’immeubles hauts qui me cachent la vue.
Monsieur, s’il vous plait, la Gare de Lyon, où est-elle ? Là, vous montez à droite, m’indique-t-il.
Tout ça, parce que la sortie des trains grandes lignes se situe dans les sous-sols et quand tu ne connais pas ou que t’as oublié, ben, tu sais plus où tu es. 
Ça c’est Paris !
Chance ! Mon fils m’a trouvé et nous entamons la route vers la défense pour prendre sa chérie. Ça roule mal, on perd du temps, mais la petite chérie est là à attendre. 
Hop, en piste, maintenant, faut sortir de Paris.
Le périf accordéon, tu vois ce que c’est ? Tu avances 5 mètres et, stop, puis, 10 mètres et première. 
Le périf, limité à 70kmh, belle blague, on roule même pas à 10kmh. 2h pour quitter cette belle ville envoiturée, polluée, puante.
Tu vas dire que je sors de ma cambrousse, ben c’est vrai, mais les bonnes odeurs, c’est pour moi. Pauvres parisiens, je partagerai bien avec toi, mes senteurs, mais non, pas possible, alors, garde les tiennes.
Voilà, route vers Angers, les mauvaises senteurs des pots d’échappement, envolées, ça fleure bon la campagne.

C’est à minuit, que nous arrivons dans la famille de la chérie de mon fils. Waouh, quel accueil, telle une reine, je suis logée à l’étage que je ne partage avec personne. Chambre grande, salle de bain pareille, calme assuré même fenêtre grande ouverte et volet levé pour bien profiter de la nature et des petits oiseaux au réveil.
Et au réveil, super soleil et ciel bleu pour découvrir cette région que je ne connais pas.

En avant toute, le bonheur, un autre monde, des gens sympas, j’aime et je reviendrai.

vendredi 9 janvier 2015

Solidarité

Politiciens français de tous poils, j’ai honte de vous !

Vous êtes si préoccupés à regarder vos nombrils que vous ne voyez pas que aujourd’hui, il y a douze morts et soixante-six millions de blessés.

Cessez vos querelles ! Oubliez vos partis !

Pensez-vous sérieusement que tous ceux qui, spontanément, se sont regroupés sur les places de nos villes, ont demandé à leurs voisins présents à leur côté, pour qui ils votaient ?
Vous avez été élus pour nous représenter ! Pour une fois, faites-le !
Soyez solidaires !
Solidaires entre vous !
Solidaires avec nous !

Nous avons perdu, nous français, nous européens, nous citoyens du monde, des frères tombés sous les balles d’imbéciles terroristes qui veulent nous ôter nos libertés.
Politiciens français, pour une fois, soyez soudés pour que les gens ne se déchirent pas entres eux, pour qu’un cri unique monte de la foule unie !


JE SUIS CHARLIE

jeudi 8 janvier 2015

JE SUIS CHARLIE !

J’ai mis un pantalon noir, un pull noir. Ce matin, je ne ris plus, je pleure. 
Ils ont assassiné mes frères, mes amis. 
Un bain de sang contre un bain d’humour. Un crayon contre une kalachnikov. 
Le silence dans la mort. Mais ce silence est plus fort qu’un cri, c’est un hurlement entendu du monde entier.
Des monstres sont nés sous couvert d’un Dieu qu’ils veulent belliqueux. Quelle mère peut engendrer de tels fils sans ressentir la honte ? Quel père ose valoriser ses crimes ?

JE SUIS CHARLIE !

Je veux lever le point, défendre mes valeurs. Je vis dans un pays encore libre où l’humour est plus fort qu’une arme. Où l’humour porte plus haut la liberté de parler, d’écrire, de rire. C’est cette liberté qu’ils veulent nous ôter en muselant la presse, en créant la peur, en créant l’autocensure.
Le ver est dans le fruit et il prolifère. Nous l’avons laissé entrer, comment l’en faire sortir ?

JE SUIS CHARLIE !

Mes amis sont morts du rire et j’aurais préféré qu’ils soient morts de rire. Un trou, un gouffre s’est ouvert sous leurs corps, noyés dans leur sang, ils ne sont plus. Ces assassins ont tué des gentils qui ne menaçaient personne. Sauf que… chez ces intégristes, il est interdit…
De faire de l’humour !
De penser librement !
De s’habiller comme on veut !
De laisser ses cheveux au vent !
D’écouter de la musique !
De lire librement !
De faire la fête !
Mais surtout…
D’écrire !
De dessiner le Prophète auquel ils se réfèrent sans en connaitre son histoire !
Mais il est permis…
De lapider !
De couper les têtes !
De tuer des enfants !
D’assassiner ceux qui les dérange !
Qui peut croire qu’un Dieu peut agréer ces crimes ?

JE SUIS CHARLIE !

De l’encre, une plume ou juste un crayon et un dessin, font passer plus d’idées, de sentiments et de réflexions qu’un long discourt. Malheureusement, nos meilleurs dessinateurs - et les amis autour d'eux -  sont tombés sous les balles de crétins fanatisés et leurs crayons ne gratteront plus ni les feuilles à dessin, ni les mauvais penseurs.
Aujourd’hui, les pancartes se lèvent, un cri sourd retentit dans les foules qui se massent au coeur de nos villes :


JE SUIS CHARLIE ! JE SUIS CHARLIE ! JE SUIS CHARLIE ! JE SUIS CHARLIE!

Mais d'autres vont venir et prendre leur place et dessiner encore et encore !

samedi 3 janvier 2015

Les sept filles d'Eve de Bryan Sykes


J'aimerais vous raconter ou plutôt vous résumer un excellent livre dont la fin de ma lecture correspond à la fin de l'année 2014. Réveillon ! Révélation !
Les sept filles d'Eve de Bryan Sykes.
Nouvelle façon de voir l'hérédité, la lignée, les ancêtres. Oui, la lignée qui a autoritairement été établie par la lignée masculine, le patronyme. Mais ô Miracle, ce savant démontre que seules les femmes ont au fil des temps porté les clans dont nous sommes issus.

Qui suis-je ?
D'où je viens ?
Qui peut répondre ?
L'ADN, notre livre d'histoire perso, bien à soi. Merci pour les découvreurs !
L'Acide Désoxyribonucléique. Sacré nom (d'une pipe) !
La bible nous parle d'Adam et Eve, serait-ce vrai ? Alors, je rêve qu'un homme et une femme ont, dans des temps plus qu'anciens, été déportés sur notre Terre avec mission d'y mourir ou d'y proliférer. Mourir, ils ne voulaient pas et ils ont fait mumuse. Vu qu'ils étaient tout nus, c'était trop tentant et plus facile. Seulement, la Bible ne nomme qu'Abel et Caïn alors que c'est par les filles que l'on peut remonter le temps jusqu'à nos ancêtres. Serait-ce qu'Abel et Caïn n'étaient pas des mecs ? Allez savoir ! Bon, aujourd'hui, on ne peut vérifier, ils sont morts et nul ne sait où on les a mis.
Donc, mettons Adam de coté et suivons Eve et ses filles et oublions les garçons.

Ursula, la nomade, née dans une grotte de l'antique Delphes.
Xénia, la Caucasienne, née dans le vent et la neige par un froid de -20°.
Héléna, la Pyrénéenne venue de Scandinavie, chassée par le froid.
Velda, l'Espagnole de Finlande, née dans les Monts Cantabriques.
Tara, la Toscane d'Europe de Nord aux talents artistiques.
Katrine, la Vénitienne, née près des remparts des Alpes.
Jasmine, la Syrienne, née dans les premières cabanes proche de l'Euphrate.

Laquelle de ces filles est votre ancêtre ? Seul un test ADN mitochondrial pourrait vous le dire. Peut-être vous sentez vous attiré par quelqu'un qui soit de votre clan, cela semble plausible. Ou bien, avez-vous déjà ressentit vis à vis d'un tiers la sensation de l'avoir toujours connu ? Serait-il lié à vous par son ADN mitochondrial ?
Mitochondrial, du grec « mitos=fil » et « chondros=grain ». Je ne joue pas à la savante mais j'aime bien savoir ce que les mots signifient. Ne pas confondre avec « mytho qui vient aussi du grec et qui veut dire : fable. Ah ces grecs !

Bon, pour en revenir aux sept filles d'Eve, plongez-vous profondément à l'intérieur des pages, vous ferez un super voyage dans le temps, quand votre arrière-arrière-arrière….grand-mère, chasseuse-cueilleuse va mettre au monde vos futures arrières-arrières…..grand-mères cultivatrices pour arriver à vos arrières grand-mères que peut-être vous avez connues. Bonne lecture.
Ah les femmes !

mercredi 17 septembre 2014

Le cobra de Marseille

Tu connais la sardine qui a bouché le port de Marseille ? Je t’assure, elle était énorme et bloquais l’entrée.
Un autre fléau délie les langues de nos marseillais. Long de plus de… deux mètres ? Bon, celui-là ne bouchera pas l’entrée du port, il ne vit pas dans l’eau. Il rampe sur terre, tête dressée, prêt à se jeter sur toi s’il te rencontre dans son champs de vision.
-         Un cobra, je vous dis, ma brave dame, si, je l’ai vu à la télé !
-         Ben ça vit pas ici, les cobras !
-         C’ui-là, il a voyagé !
-         L’a pas pu traverser la mer tout seul ?
-         C’est pas moi qui l’aurais aidé, j’aime pas les serpents !

Les pompiers de la ville sont en chasse. Ils traquent l’animal dans un parc très fréquenté, le jardin Puget.
Bonnes gens, plaquez vos guibolles le cobra est dans le coin !
-         Dis, maman, ça mange quoi un cobra ?
-         Les petits enfants, tais-toi ! Ne dis pas de bêtise, les cobras, y’en a pas chez nous !
-         J’ai vu à la télé ce matin pendant que tu prenais la douche, il est long et tout gris !

Donc, là-haut, sur la colline… de Puget, il y a une bestiole rampante qui se balade.
Elle allait siffler là-haut sur la colline ! Presque du Joe Dassin.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur… la colline. Peut-être, il va trouver des congénères. Qui sait ?
Est-ce qu’un cobra mange des vipères ?
Cachez-vous !
On pourrait suggérer aux représentants de la commune, pour éradiquer le banditisme de la cité phocéenne, de jeter dans les rues de certains quartiers, des cobras et multiples serpents, vipères de toutes espèces. Personne ne traînera plus dans les rues. Tout sera de nouveau calme et plus besoin de police pour assurer la sécurité.
Le cobra et ses copains sont là et veillent.
Mais voilà, le cobra est peureux et à la moindre alerte, se cache, disparaît de la circulation, ni vu, ni connu !

Bon, j’ai compris, ce n’est pas la bonne solution, dommage !

jeudi 11 septembre 2014

Délire très mince - F


Je suis musicien. Musicien de formation, musicien de plaisir.

Le piano, très peu pour moi mais je n'aime pas frapper, même les touches… d'ivoires (plus clair)..

Le violon, si je le cajole, il couine.

Le violoncelle, on dirait un hippopotame sortant de l'eau.

La flûte, que du pipeau.

L'accordéon, il se met en boule.

Le hautbois fait des bas sons.

A l'anche de la clarinette, je préfère les hanches des filles.

Le cor est aux abois dans les bois si les chiens aboient.

Le tambour ? Ah non, je n'apprécie pas les vieilles peaux.

Le biniou me gonfle.

Le triangle me ramène à l'école avec une seule note : zéro !

Chef d'orchestre qui de sa baguette magique nous offre du son. Je suis un âne !

Non, moi, ce sont les cymbales. Pas les cymbales à deux balles, hein ! Les cymbales qui claquent juste au moment opportun, comme un rappel à l'ordre. Je me prends, avant l'heure, pour un discobole, quel bol ! Les cymbales, chapeau chinois renversé.

Mais voilà qu'un jour, j'ai échoué. Ma main droite n'a pas voulu rejoindre la gauche et claquer les cymbales. Elles ne m'avaient rien fait... alors ! Pourquoi les dresser l'une contre l'autre et frapper ? Je suis contre les coups. Ils ont pensé que je faisais une grève à deux balles avec mes deux cymbales et ils m'ont viré avec cinq cents balles. Quelle honte !



Alors, j'ai changé de métier pour devenir apiculteur et voilà t'y pas qu'un jour, une de mes abeille vient se plaindre qu'elle a la maladie de Ménière, quelle a des acouphènes et qu'elle entend constamment des bourdonnements et ça lui file le bourdon. Elle m'a piqué au vif, dans ma chair… de poule.

Et justement, j'ai viré agriculteur. Une belle ferme, des poules, des vaches, un cheval, la panoplie complète. Mes poules ont commencé à faire les belles pour aguicher le coq qui ne sait plus où donner le l'ergot.

Un renard avec un torticolis à force de regarder le corbeau dans l'arbre perché a rendu ses hommages à mes poules. Toutes bouffées ! Fini les poules… Euh, pas toutes, il y en a que j'aimerais collectionner, celles de luxe.

Je me suis donc intéressé aux vaches, à leurs cornes que je n'aimerais pas porter, à leurs bouses épinards… Pouah ! Une d'entre elles, la Blanchette. Va pour ce nom. Donc, la Blanchette ne supporte pas la sonnerie de mon smartphone et l'a avalé, bouffé, ruminé et dés qu'il se met à sonner, ma vache se tortille dans tous les sens, vire sur elle même, cherche à se libérer de ce fléau interne.

Mon vétérinaire a une solution : elle va te faire une bouse sonore. Imagine, une bouse bien verte et qui sonne. Tu décroche ?

Allez, passons. Mon cheval, lui, c'est autre chose, il tire autre chose que la charrue, il me tire une de ces tête depuis qu'il m'a entendu dire que j'avais si faim que je mangerai bien un cheval. Depuis, je l'ai fait cuire avec cuir et poils.

Cette vie civilisé me peine. La nature sauvage m'appelle. Tarzan est mon modèle. Un slip, la peau tannée. Pousser un cri pour faire accourir les copains. Se déplacer de lianes en lianes. Un matin, pas bien réveillé, je me suis retrouvé le slip à la main, le prenant pour une liane. Juste le slip, hein ! Je dis : le slip, je n'en ai qu'un. Il est si culotté, qu'il irait tout seul à Marseille ou ailleurs, c'est au choix si on habite au nord ou au sud. Et je me suis cassé la figure, écorché jusque dans mon intimité. C'est de là que vient l'expression : casser les couilles.

Comme quoi, l'homme sans tête s’entête. Et maintenant, que vais je faire ? Tiens, ça me rappelle quelque chose, un air de déjà entendu !

mercredi 10 septembre 2014

Mistral gagnant



Une nouvelle pathologie vient d’apparaître dans notre pays. Molière en avait décrit certains symptômes en son siècle, on la pensait éradiquée et voilà qu'elle refait surface.
La maladie imaginaire !
Elle a toujours existé, me dis tu. Pour sûr qu'elle courre nos rues, nos hôpitaux. Je pense que ceux qui vont jusqu'à ce stade de l'hôpital, sont vraiment malades.
Nous avons la maladie d’Alzheimer, que tu oublies plein de choses, de déclarer tes impôts, de payer ton loyer et que sais-je encore. Dans notre cas, ce n'est pas ça ! C'est la phobie administrative. Du grec phobos, peur, frayeur ou crainte démesurée.
Je savais l'arachnophobie, l'agoraphobie, l'hydrophobie, l'acidophobie, la photophobie, l'Hippopotomonstrosesquippedaliophobie. Hou ! Quel mot ! La peur des mots trop longs. Ben oui, ça est possible, hein !
Bon, passons, je viens d'ouvrir une page sur le net concernant toutes les phobies répertoriées. Il y en a plein, des tas, la liste est longue. Mais il y en a une qui ne l'est pas. C'est celle dont Monsieur Éphémère se dit atteint : l'administrophobie.
C'est quoi ce truc ? Peur de l'administration !
Tu vois un flic au carrefour et tu trembles ?
T'as des papiers à remplir et tu vois ta feuille devenir un monstre !
Ça, oui, c'est peut-être vrai lorsqu’il faut faire sa déclaration d’impôts.
Ah, c'est ça sa maladie, à lui ! Alors, du coup, il n'a rien déclaré. Waouh… Génial. T'as peur… tu fais rien. Fraudeur ? Ben non !
Mistral gagnant !
Je suppose que Monsieur Éphémère doit être atteint de chèquophobie. Pour régler son loyer, faut faire un chèque.
- Au secours, j'ai peur de mon chéquier, il va me mordre ! T'as peur… Tu fais rien. Négligent ? Ben non !
Mistral gagnant !
Tout le monde critique, mais moi, je trouve que ce mec est un génie. Pendant trois ans, trois longues années, personne n'y a vu goutte. c'est le cas de le dire, il est passé au travers… des gouttes. Possible ça ?
Ben oui, si tu es dans la bonne sphère. Non, pas dans la mienne. Moi, si je fais comme Monsieur Éphémère, je vais en taule, tout comme toi d'ailleurs !
Ben, pas lui ! Na, na, na !
Comment s'enrichir ou l'art de la gruge sera peut être le prochain titre du bouquin qu'il pourrait écrire pour nous donner des conseils.
Euh, des conseils, il en a déjà donné. Des conseils financiers, s'entend. Faites comme je dis mais ne faites pas comme moi, sinon, qui paiera pour moi, pour nous qui grassement vivons.
T'as cinq cents euros pour vivre ? Ben t'as rien pigé !
Monsieur Moyen se rebiffe, il l'a en travers de la gorge tandis que Monsieur cinq cents euros, lui, il n'a même pas un grain de riz à se mettre en travers de la gorge.
Tu vis sur quelle planète, toi, Monsieur Éphémère ? Parce que nous, Monsieur Toutlemonde, On ne doit pas être sur la même.