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mercredi 10 septembre 2014

Mistral gagnant



Une nouvelle pathologie vient d’apparaître dans notre pays. Molière en avait décrit certains symptômes en son siècle, on la pensait éradiquée et voilà qu'elle refait surface.
La maladie imaginaire !
Elle a toujours existé, me dis tu. Pour sûr qu'elle courre nos rues, nos hôpitaux. Je pense que ceux qui vont jusqu'à ce stade de l'hôpital, sont vraiment malades.
Nous avons la maladie d’Alzheimer, que tu oublies plein de choses, de déclarer tes impôts, de payer ton loyer et que sais-je encore. Dans notre cas, ce n'est pas ça ! C'est la phobie administrative. Du grec phobos, peur, frayeur ou crainte démesurée.
Je savais l'arachnophobie, l'agoraphobie, l'hydrophobie, l'acidophobie, la photophobie, l'Hippopotomonstrosesquippedaliophobie. Hou ! Quel mot ! La peur des mots trop longs. Ben oui, ça est possible, hein !
Bon, passons, je viens d'ouvrir une page sur le net concernant toutes les phobies répertoriées. Il y en a plein, des tas, la liste est longue. Mais il y en a une qui ne l'est pas. C'est celle dont Monsieur Éphémère se dit atteint : l'administrophobie.
C'est quoi ce truc ? Peur de l'administration !
Tu vois un flic au carrefour et tu trembles ?
T'as des papiers à remplir et tu vois ta feuille devenir un monstre !
Ça, oui, c'est peut-être vrai lorsqu’il faut faire sa déclaration d’impôts.
Ah, c'est ça sa maladie, à lui ! Alors, du coup, il n'a rien déclaré. Waouh… Génial. T'as peur… tu fais rien. Fraudeur ? Ben non !
Mistral gagnant !
Je suppose que Monsieur Éphémère doit être atteint de chèquophobie. Pour régler son loyer, faut faire un chèque.
- Au secours, j'ai peur de mon chéquier, il va me mordre ! T'as peur… Tu fais rien. Négligent ? Ben non !
Mistral gagnant !
Tout le monde critique, mais moi, je trouve que ce mec est un génie. Pendant trois ans, trois longues années, personne n'y a vu goutte. c'est le cas de le dire, il est passé au travers… des gouttes. Possible ça ?
Ben oui, si tu es dans la bonne sphère. Non, pas dans la mienne. Moi, si je fais comme Monsieur Éphémère, je vais en taule, tout comme toi d'ailleurs !
Ben, pas lui ! Na, na, na !
Comment s'enrichir ou l'art de la gruge sera peut être le prochain titre du bouquin qu'il pourrait écrire pour nous donner des conseils.
Euh, des conseils, il en a déjà donné. Des conseils financiers, s'entend. Faites comme je dis mais ne faites pas comme moi, sinon, qui paiera pour moi, pour nous qui grassement vivons.
T'as cinq cents euros pour vivre ? Ben t'as rien pigé !
Monsieur Moyen se rebiffe, il l'a en travers de la gorge tandis que Monsieur cinq cents euros, lui, il n'a même pas un grain de riz à se mettre en travers de la gorge.
Tu vis sur quelle planète, toi, Monsieur Éphémère ? Parce que nous, Monsieur Toutlemonde, On ne doit pas être sur la même.

mardi 3 septembre 2013

Réforme ! Eduquons !

Mais que suis-je bête ! Mais que suis-je nulle ! L’esprit embue, les neurones non connectés, les oreilles bouchées, les yeux dans le brouillard. Je n’ai rien compris, mais rien de rien. Déjà, je savais que chaque ministre de l’EDUCATION NATIONAL a envie de laisser son nom dans l’histoire en inaugurant une réforme à la noix, détruisant ce que ses prédécesseurs avaient mis en place. En commençant par ordre alphabétique, de Albert jusqu’à Zay, il y en a eu une flopée et presque autant de lois, c’est dire que le poste est important… Convoité…
Donc, le dernier en date, en 2013, avec l’aval du Président veut chambouler les horaires de nos bambins en leur permettant des activités de loisirs.
Ah… Ah… Ah… Moi, de prime abord, je trouve que c’est génial. Nos pauvres petits vont pouvoir glander de plus belle. Peut-être même, s’ouvrir l’esprit pour certains. La réforme doit se faire cette année et au plus tard en 2014.
Et puis, les communes freinent des deux pieds, n’en veulent pas de cette modification.
-         Eh bien, pourquoi ne voulez-vous pas l’appliquer ?
-         Ça va nous coûter une fortune !
Une fortune ? Je n’en vois pas la raison. Et ce midi, de rentrée scolaire, le Maire d’une commune qui entend faire payer 1,45 euros une demi-heure d’activité a fait parler d’elle à la radio et choqué sa population.
En fait, j’ai enfin compris ce qui fâche. Nos chers petits seront lâchés à 15h30 par leur prof et pris en charge pour les activités extra scolaires qui vont coûter « bonbon » aux communes. C’est là que le bas blesse. Avant, les profs avaient la responsabilité de leurs élèves au moins jusqu’à 16h30, sinon plus tard et ce temps de « garde » ou d’instruction faisant partie de leur rémunération globale. Maintenant, ils finissent (les profs, pas les élèves) à 15h30 mais sans aucune retenue sur leurs appointements (ils rattraperont le mercredi ou le samedi) et les communes sont, elles, désappointées car il va falloir rémunérer avec les deniers des concitoyens ceux et celles qui vont suppléer à la fin d’activité journalière des profs.
Moi, pauvre citoyenne lambda, je comprends et conclue que ces chers, très chers professeurs auront du mal à s' en remettre. Mais nos petites têtes blondes,  qui s' en soucie ? Ah sinistre ministre ! Qui joue au poker-menteur, triche, ment et gagne en nous grugeant tous ? Vas-y Fanfan ! Vas-y Vincent ! Le jeu n’est pas terminé, Fanfan ou Vincent, ni l’un ni l’autre n’a fait « tapis », mais ça va bientôt venir, on a déjà checker deux fois ! Qui suivra ?
Le changement c’est maintenant, qu’il disait et même, qu’ils disaient tous, vos moutons, en répétant bééééé…atement derrière Fanfan.
Et puis… Vincent est arrivé…é…é….Tout pressé…é…é… Le beau Vincent…  

-         Nous nous payons votre tête, vous ne le saviez pas ? Ce n’était pas un mystère mon ministère puisque je forme des réformes pour former vos gamins en les habituant aux loisirs qu’ils ne pourront pas se payer demain, faute de boulot et d’argent. Ils auront tout loisir d’être à la maison au « chomdu » vu ce que sera l’état de leur incompétence et de leur ignorance ! Pauvre France !

mardi 26 février 2013

Hollande ouille !



François, ouille, ouille, ouille !

François, tu as promis ! Promis à tort et à travers. Si, si, j’affirme, à tort et à travers. Tu leurs avais promis des hausses, des hausses de primes, des hausses d’allocs, des hausses, quoi, des hausses en tout genre.
Pourquoi ? Surtout pour qui ? Pour être le plus fort. Pour être le plus haut. Pour cela, tu as promis n’importe quoi à ceux qui te porteraient au sommet.
Et au sommet, tu y es. Sommet de la pyramide. On s’y sent seul, hein ? Tu vois toutes ces petites fourmis qui grouillent à tes pieds. Elles veulent te rejoindre. Y’a pas de place, là-haut. Y’en a qu’une et aujourd’hui, c’est la tienne. Dis-tu.
-          Ils me pousseraient si je me laissais faire. Allez, dégage, c’est ma place !
-          Tu ne leur avais pas promis un petit poste quelque part ? Tu t’en souviens pas ?
Eux, n’ont pas oublié et ils te tannent, ils te persécutent. Ils ne vont pas te lâcher les baskettes, et jusqu’à ce que tu les satisfasses, ils ne vont pas te laisser tranquille. Alors, tu donnes, tu distribues. C’est l’abondance. Bravo ! Ils sont nombreux à se tortiller pour t’approcher, approcher une goutte de ton pouvoir. Vas-y François, vas-y !

Et ton électorat, tu leur as promis quoi ? Elisez-moi à l’Elysée et je vous redonnerai ce que l’autre vous a piqué ! Elisez-moi à l’Elysée et vous aurez plus d’argent ! Elisez-moi à l’Elysée et je ferai de vous les nantis de mon pays ! Elisez-moi à l’Elysée et tout s’arrangera. En vérité, je vous le dis, ELISEZ-MOI ! Et Jésus marcha sur l’eau et distribua des petits pains.
Voilà, ils t’ont cru, ils t’ont porté aux nues et une fois au sommet, qu’est-ce que tu fais ?
-          Ah zut, y’a pas de sous pour donner à toutes ces fourmis, aux cloportes qui rôdent dans mon sillage ! Comment je vais m’y prendre pour qu’ils me lâchent ? Je vais prendre le fric chez la masse silencieuse, celle qu’on n’entend jamais. Sont riches ! travaillent !  Sont retraités !Payent des impôts ! Piochons là-dedans ! Diront rien, je les connais mes petits moutons.  Je vais les tondre jusqu’au plus petit poil. Rasés à mort, ils seront ! Tout tondus et pelés ! Je sens que je vais me régaler, ça me plait ce boulot ! Et puis, je ne sais pas faire autre chose. Depuis le temps que je baigne dans ce milieu, j’ai compris le fonctionnement, enfin, mon fonctionnement. Toujours être gentil ! Toujours parler sur le même ton, tonton ! Toujours faire plaisir ! Toujours promettre ! Si, si, ça marche ! Croyez-en mon expérience, ma grande expérience. Et puis, j’aime pas les discutions. Alors, je dis oui ! Oui à toutes les demandes, et y’en a, des tonnes de réclamations, des tonnes de modifications, des tonnes d’amendements, des tonnes de pleins de trucs dont je me fiche mais que je dois faire comme si ça m’intéressait. La poisse, tous ces trucs ! Aidez-moi, j’ai besoin de vous ! Vous avez des gros biens, des petits riens, donnez les moi ! Pas pour moi perso, j’en n’ai pas besoin, mais pour l’état. Depuis le temps qu’on vous dit que l’état c’est vous, alors donnez à vous-mêmes, donnez tout. Plus vous donnerez et plus vous aurez. Normal !
-          Ah non ?
-          Mais si ! Tout ce que vous avez mis à gauche. Voyez, ça vous dit quelque chose ? alors, donnez, c’est pour la gauche ! Je vous promets qu’avec votre argent, je comblerai des trous.
-          Fini les promesses, on veut des actes !
-          Quoi, des actes ? Je sais pas faire et puis, pour ça, j’ai un Jean Marc. Si, placide, tranquille, un vrai Derrick, comme le feuilleton. Dormez, je le veux ! Pendant votre sommeil, votre pactole à gauche, je vais le faire fondre comme neige au soleil. Vous n’y verrez que du feu ! Mes caisses, je les ai plus que vidées, alors, retournez vos poches, ouvrez vos portefeuilles, enfin donnez, donnez tout. J’en ferai un pot commun, impôts communs. J’ai dit : impôts ! Non vous avez mal entendu, vous êtes sourd comme un pot !

François ouille, ouille, ouille !
Hollande ouille, ouille, ouille !

lundi 13 août 2012

Le camembert Président


Au mois de mai dernier, j’ai acheté un camembert, un camembert Président. On me l’a choisi bien maigre, peu calorique.
-         Oui, je veux bien essayer celui-là !
Erreur de ma part ! Je l’ai laissé mûrir et il est devenu tout mou, tellement mou, que maintenant, c’est un camembert « pépère », un calendos qui ne donne pas envie d’aller plus loin. Pas de bol, il est mou et plus que mou, sans consistance, insipide.

J’avais pris, le quinquennat précédent, un camembert de caractère, toujours un Président bien sûr, et celui là faisait mon affaire. Le seul problème avec lui, c’est que j’avais beau le ranger, bien calé, jamais, je ne le retrouvais à sa place. Ce fromage était constamment en train de se déplacer, il avançait dans toutes les directions à la fois. Quelque part, je trouvais ça intéressant, mais il a vite lassé ceux qui lui trouvaient trop de caractère. Il dérangeait…

Alors que mon nouveau fromton, lui, il est tellement discret, invisible, qu’il ne gène personne. Je suis presque sûre qu’il fera au moins deux quinquennats. Quoique !
J’ai constaté qu’il commence à décevoir.
-         Les gens auraient-ils plus de goût que je le pensais ?
Préfèrent-ils un camembert Président plus ferme, plus dynamique ou une « vache qui rit » ? Car mon nouveau fromage affiche une face rubiconde et un sourire jusqu’aux oreilles, comme sur la boite de la dite « vache qui rit », moins les boucles d’oreilles. C’est vrai, c’est rassurant, mais c’est tout. A moi, il m’en faut plus. Il me plairait qu’il fût plus inspiré que jovial, plus déterminé que « normal », enfin, plus et plus encore.

Ceci dit, méfiez vous du mou. Si le mou tarde à mettre en place des réformes, à vous, la moutarde vous chatouillera les narines. Vous devrez cracher au bassinet, car le mou tond les moutons.
Attention aussi, car le mou rend le futur difficile, d’autant plus si c’est un mou lent, mais ne vous faites pas de mouron même si c’est un mou rond, il faut laisser le mou voir plus loin dans l’avenir et notre futur sera meilleur, je l’espère !

Mon camembert Président, tout mou qu’il est, a fait des portions, partagé sa boite en parts égales, trente huit en tout et le plus drôle, c’est la portion « redressement productif » ! Moi, le seul redressement productif que je connaisse, c’est quand un gars veut un gosse.
-         Viens ma poule, j’ai la baguette au zénith, on va reproduire !
Donc, le redressement… Mouvement du bas vers le  haut. Y aurait-il durcissement au cours du redressement, donc érection ? Il est vrai que l’érection pour se faire « baiser », c’est efficace.
Productif… Késako ? Que va-t-on produire, est-ce pour nous induire (en erreur) ou vraiment pour produire ?

Pour revenir au redressement qui se produit, lui, tout seul et souvent ; j’entends le redressement sexuel, le gars de tout à l’heure peut encore dire, bien sûr s’il est vulgaire :
-         Vient, on monte, j’ te bourre !

Destinée prédestinée, fallait y penser, quelle imagination fertile ont certains qui nous gouvernent et quelle création !
Pensez bien à tout les gars, car du redressement productif, on peut créer la débandade, et là, plus de redressement, productif ou pas ; du zénith, la baguette se dirige vers le nadir, pointe vers le bas.
-         Vous avez dit : ramolli ?
-         Quoi, la baguette ou le gouvernement ?
Mais non, tout est normal. Depuis mon camembert Président jusqu’au dernier quidam. Mais le quidam qui dame le pion à ses supérieurs, ça existe.
-         Damez, je le veux !
Vous avez lu : dormez, je le veux ! Oui, c’est un peu ça, vous endormir, vous endormir avec des mots, des parlottes, des réunions qui ne servent à rien sauf à vous endormir.

Sur ces divagations, mon camembert, un jour sera peut être à la hauteur de ce qu’on lui demande. La fermeté avec le coulant, le caractère avec l’énergie. C’est à souhaiter.

Anne Kitline