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dimanche 9 juin 2013

Cellule de crise

Cellule de crise… Cellule de crise, cellule grise, cellule de dégrisement…
A profusion les cellules, y’en a partout, y’en a plein. Mais d’abord, c’est quoi une cellule ? Une cellule est une pièce ou une chambre où on vit seul, donc, un truc pour t’enfermer. Une cellule de moine… Une cellule de prison.
Mais avant tout ce bidule de cellules, il faut commencer par la cellule souche. Le début de tout ? Pourquoi pas !
Tu es fait de cellules, déjà citées, les grises, les bêta. Ça veut pas dire que t’es bête. Tu connais : alpha, béta…
Puis, ça devient cellules nerveuses. Plus speed, avec des tics ?
Aussi, dans toi, il y a des cellules somatiques. Ça, c’est pour l’origine. Quelles sont vos origines ? Cellules somatiques ! Ah bon, c’est où, ça ?
Et encore des cellules hépatiques, c’est pratique. Des cellules procaryotes. Pour les habitants du Caire, les Cairotes ? Les cairotes sont cuites ! Un bon gratin de cairotes !
Si elles sont pas « pro », elles peuvent être eucaryotes, les cellules. En carriole, les eucaryotes et que ça fonce !
Si tes cellules se chamaillent entre elles, arrivent les cellules cancéreuses, tumorales, qui font la guerre aux cellules immunitaires. Ça porte bien son nom, tue moral !
Quand je te dis que ça foisonne, les cellules. Attends ! C’est pas tout !
Donc, quand toutes tes cellules anatomiques sont ok, t’es éjecté dans la vie, que tu sois une bestiole avec des cellules animales où un arbre avec tes cellules végétales. Pourtant, toi, l’animal, toi le végétal, t’as pas de chance, car nous on te bouffe.
Heureusement, nous avons tous… Euh, peut être pas tout le monde… des cellules reproductrices. Ça c’est pour le « radada » et lorsque tu as le feu aux fesses, pense aux cellules de refroidissement, ça peut aider.
Je parlais d’enfermement tout à l’heure. Tu commences ta vie dans une cellule familiale, (pater noster),  et t’as de la veine si c’est une cellule royale, taille de guêpe et alvéoles ou, la cellule royale de Ségolène.
Tu grandis et te voilà incorporé dans une cellule du parti. Parti pris, parti d’en rire. Faut pas rire, tu es coincé. T’auras peut être besoin d’une cellule psychologique, au pire, une cellule juridique, même si t’es pas passé par la cellule d’urgence.
Et un jour, c’est fini, mortes, les cellules. Mais avant ce stade, tu peux faire un don… Un don de cellules.

Un don de cellule de crise ?  C'est nul !

vendredi 4 mai 2012

Anna, Anna...


Franchement, laissez Anna tranquille ! Pourquoi je vous dis cela ? Parce que… Anna par ci, Anna par là. Si, regardez.
Anna fore, pour trouver du pétrole ?
Anna Bo lisant, des romans, des revues ?
Anna les ptiques. Connais pas ou alors, il y a une faute, il faut lire Anna les piques ?
Anna Korète, ce n’est pas ma copine, je ne sais pas qui elle est.
Anna Cros nique. Je n’aurais pas dû vous le dire !
Anna Cau lutte pour la lutte des classes, pour nous, pour gagner.
On me rappelle qu’il faut qu’Anna lise, elle en a besoin.
Anna Morf ose, oui, elle, elle ose, tout le monde le sait.
Anna rechit, dommage pour elle, et puis, c’est personnel !
Anna t’aime, ça te fait plaisir ?

Tout ça pour dire un grand merci à la politique qui m’apprend des mots. Que serais-je sans toi, politique ! Politique qui nous fait du bourrage de crâne. Politique qui se joue des gens. Politique gauche, droite, centre dont on nous abreuve à longueur d’année. Politique de répétitions successives avec un joli mot : ANAPHORE. J’en parle, je viens de l’apprendre.

Un certain candidat à une certaine présidence nous a répété seize fois de suite la même litanie, pendant que certains journalistes, pendant plus de cinq ans, voir, dix, ont commencé leur phrases par le même nom. C’est de l’anaphore, du bourrage de crâne, de la haine peut être, ou que sais-je encore.

Moi, pour ma part, je connaissais Anabolisant pour doper les candidats à la course aux postes, ou Analeptique pour leur redonner des forces.
Anachorète, sans correspondance avec nos représentants du peuple qui sont loin d’être retirés de la vie, surtout pas politiquement.
La fonction, le siège, même s’il est quelque fois éjectable, doit être bon pour que certains si accrochent de toutes leurs forces..
Anachronisme, là, par contre, ils sont en plein dedans. Anacoluthe, rupture de syntaxe, en font-ils ? Et font-ils aussi des Analyses ?
Ils sont capables de nous parler d’Anamorphose, d’images déformées avant de déformer notre vision.
-          Non, Ananas n’a rien à voir là dedans ! Tiens, Anar non plus, quoique… on pourrait virer Anar avec leur cinéma… grand écran, son surround en dolby stéréo. Plein les oreilles, on en a plein les oreilles et plein le dos aussi, pour ne pas dire pire. Choisissez, braves gens

Anne Kitline.

vendredi 13 janvier 2012

La cellule



Avec mes amis anglais, italiens,  lors de nos rencontres, j’ai ma façon à moi de leur apprendre ma langue, le français. 
-          Je ne vais pas te faire un cours, non, non, ce n’est pas mon but.


Prends un mot. Le mot cellule, par exemple. Mot anodin par excellence ! Cellule égal isolement, enfermement, voilà ma définition.

Ta vie commence par une cellule, eh oui, par une toute petite cellule, tu es cellule et celle-ci te fait entrer dans la cellule familiale. Là, la cellule c’est agrandie.
-          Croissez et multipliez, à dit quelqu’un de connu, et les cellules ont obéi, les braves cellules !

Tu vas ensuite à l’école et tu rencontres des cellules contagieuses, tu attrapes  les maladies infantiles. Bobo, allô maman, bravo les microbes !


C’est Noël et tu as commandé plein de cadeaux et on t’offre un appareil photo.
-          Waouh, (cris de joie), c’est génial !
Tu vas pouvoir jouer avec ta cellule photographie.
Mais jamais, tu ne pourras éviter la cellule électrique, à faire dresser les cheveux sur la tête si tu te prends un coup de jus.
-          Ne mets pas tes doigts dans la prise !

Tu as 17, 18, 20 ans et c’est la politique qui te rattrape. Tu entres dans une cellule du parti. Lequel ? On s’en fiche, chaque parti à les siennes.
Et la vie professionnelle, me diras-tu. Oui, parlons-en. Tu te sers d’un tableur pour bosser, eh bien, tu as des cellules. Si, si, des cellules, te dis-je. Le croisement entre une colonne et une ligne. Un carrefour, quoi !
-          Bon, si tu ne connais pas, tu ne comprends pas, c’est sûr !
Après mûres cogitations, tu as la cellule de réflexion, et maintenant, tu as même des cellules de crise.
Pas la crise de rire à se taper sur les cuisses ou sur le ventre, non, ce serait trop sympathique, plutôt la crise de larmes avec la prise de tête.
Et de jour en jour, tu deviens exécrable, tu fais la gueule, tu ne vas pas bien, tout va mal.
-          tu as besoin d’un toubib, vas voir ton médecin, il te donnera de quoi te « remonter », moi je dis « shooter », médecine, médecine ! A ce moment là, tu as besoin d’une cellule psychologique.

Mais ton cas s’aggrave, ton patron qui te fait ch… qui te harcèle, tu as envie de le flinguer et tu le fais. Et j’en arrive à la vraie cellule, la cellule d’emprisonnement.
Ça commence par le wagon cellulaire, pour arriver, en final, dans TA cellule.

Mais tout réfléchit, tu es coincé toute ta vie par des cellules. Je ne vais pas te les redéfinir, (voir ci-dessus). J’ai omis la cellule grise, celle là, certains en sont un peu dépourvu, surtout « quand la bise fut venue ». Y’a matière (grise) à réflexion, voir la dite cellule ci-dessus déjà nommée.
Donc, au commencement, il y a la cellule.
-          Je te le demande, comment s’en évader ? Car aujourd’hui, on a crée la cellule souche. Et quand ça fait souche, ça fait mouche !

Anne Kitline