mardi 3 septembre 2013

Réforme ! Eduquons !

Mais que suis-je bête ! Mais que suis-je nulle ! L’esprit embue, les neurones non connectés, les oreilles bouchées, les yeux dans le brouillard. Je n’ai rien compris, mais rien de rien. Déjà, je savais que chaque ministre de l’EDUCATION NATIONAL a envie de laisser son nom dans l’histoire en inaugurant une réforme à la noix, détruisant ce que ses prédécesseurs avaient mis en place. En commençant par ordre alphabétique, de Albert jusqu’à Zay, il y en a eu une flopée et presque autant de lois, c’est dire que le poste est important… Convoité…
Donc, le dernier en date, en 2013, avec l’aval du Président veut chambouler les horaires de nos bambins en leur permettant des activités de loisirs.
Ah… Ah… Ah… Moi, de prime abord, je trouve que c’est génial. Nos pauvres petits vont pouvoir glander de plus belle. Peut-être même, s’ouvrir l’esprit pour certains. La réforme doit se faire cette année et au plus tard en 2014.
Et puis, les communes freinent des deux pieds, n’en veulent pas de cette modification.
-         Eh bien, pourquoi ne voulez-vous pas l’appliquer ?
-         Ça va nous coûter une fortune !
Une fortune ? Je n’en vois pas la raison. Et ce midi, de rentrée scolaire, le Maire d’une commune qui entend faire payer 1,45 euros une demi-heure d’activité a fait parler d’elle à la radio et choqué sa population.
En fait, j’ai enfin compris ce qui fâche. Nos chers petits seront lâchés à 15h30 par leur prof et pris en charge pour les activités extra scolaires qui vont coûter « bonbon » aux communes. C’est là que le bas blesse. Avant, les profs avaient la responsabilité de leurs élèves au moins jusqu’à 16h30, sinon plus tard et ce temps de « garde » ou d’instruction faisant partie de leur rémunération globale. Maintenant, ils finissent (les profs, pas les élèves) à 15h30 mais sans aucune retenue sur leurs appointements (ils rattraperont le mercredi ou le samedi) et les communes sont, elles, désappointées car il va falloir rémunérer avec les deniers des concitoyens ceux et celles qui vont suppléer à la fin d’activité journalière des profs.
Moi, pauvre citoyenne lambda, je comprends et conclue que ces chers, très chers professeurs auront du mal à s' en remettre. Mais nos petites têtes blondes,  qui s' en soucie ? Ah sinistre ministre ! Qui joue au poker-menteur, triche, ment et gagne en nous grugeant tous ? Vas-y Fanfan ! Vas-y Vincent ! Le jeu n’est pas terminé, Fanfan ou Vincent, ni l’un ni l’autre n’a fait « tapis », mais ça va bientôt venir, on a déjà checker deux fois ! Qui suivra ?
Le changement c’est maintenant, qu’il disait et même, qu’ils disaient tous, vos moutons, en répétant bééééé…atement derrière Fanfan.
Et puis… Vincent est arrivé…é…é….Tout pressé…é…é… Le beau Vincent…  

-         Nous nous payons votre tête, vous ne le saviez pas ? Ce n’était pas un mystère mon ministère puisque je forme des réformes pour former vos gamins en les habituant aux loisirs qu’ils ne pourront pas se payer demain, faute de boulot et d’argent. Ils auront tout loisir d’être à la maison au « chomdu » vu ce que sera l’état de leur incompétence et de leur ignorance ! Pauvre France !

lundi 26 août 2013

Le GPS ne sait plus- La St Louis

Toi, touriste qui arrive par hasard dans ma ville juste au moment de la Saint Louis, je te plains et compatis à ton malaise. Tu as roulé des kilomètres sous la chaleur, dans des embouteillages et sorti de l’autoroute, tu aperçois ma colline et l’eau qui l’entoure, la mer, l'étang. 
Et les gosses n’en peuvent plus. « Papa, quand est-ce qu’on arrive » ? « Papa j’ai envie de faire pipi » !  « Papa, j’ai faim » ! « Silence les enfants, on arrive » ! 
Tu relâche la tension, tu sais que là, ça y est, tu es sur la dernière ligne droite. Tu longes le canal, face à la montagnette, ton GPS te dit d’aller tout droit. Tu obéis, c’est logique, tu l’as acheté pour qu’il te guide. « Au prochain carrefour, prenez à gauche » ! Te dit la voix machine. Donc, tu t’apprêtes à prendre la route indiquée et là, pas de chance, une barrière et la police municipale qui bloque le passage. Elle est devenue garde-barrière, la police en ces jours de fêtes de la Saint Louis. 
Des barrières, il y en a partout, ma  ville est bloquée et toi, et ton GPS, ne savez plus par quel côté aller. Il s’emballe, tu t’énerves mais les mômes sont ravis. C’est la fête, la musique, les joutes sur grand écran, les marchands de ballons, les friandises, tout ça, c’est top pour les mouflets mais pas pour toi. 
Tu as loué un appart en ville et tu ne sais pas comment le rejoindre. tu pars à droite... barrière et police. Tu choisis la gauche, idem. Des barrières partout et la police aussi, ils ont déployé le maximum. 
Tu avais prévu plage et relax. Raté, tu es dans ta voiture à tourner dans cette fichue ville. Personne ne t’avait prévenu qu’elle serait fermée à la circulation durant cinq jours, pile le temps de la Saint Louis pour déclarer le jouteur vainqueur. 
Les temps sont durs mon pauvre monsieur. Perdre un moment de vacances dont tu avais plus que besoin, ce n’est pas juste.

Et puis, d’un coup, la ville te sourit, tu la trouve belle car maintenant, tu as les clés de l’appart en main et tout va commencer. Le soleil, la mer, le sable et les pâtés. N’oublie pas les pelles, les râteaux, les sceaux, les serviettes, la crème et tutti quanti. Tes enfants vont adorer les joutes et l'ambiance avec  la musique, avec les animations à tous les coins de rue. 
Tes vacances seront formidables et tu pourras faire profiter les petits des festivités, des joutes, car ils adoreront surtout quand le jouteur pique un plongeon. Tu vas aimer ma ville et tu auras envie d’y revenir. C’est comme ça, ici, ou tu reviens et même ne quitte plus cet endroit, ou tu le détestes et le fuis à jamais. Pas d’entre deux.

mercredi 14 août 2013

Le pacu et les attributs - F

Petites dents acérées, œil tout rond, peau beige tirant sur le caca-d’oie, c’est le cousin du piranha, cousin de celui qui bouffe tout. Mais celui-là, est frugivore, il aime les noix et c’est là le drame. 
Le pacu, c’est son nom… donc le pacu comme son nom l’indique, ne s’intéresse pas au cul, mais aux noix et il confondrait les vôtres de noix, messieurs, avec celles de l’arbre. 
Pas con le pacu… Planquez vos testicules messieurs ou vous allez vous les faire dévorer. Fini les naturistes, remettez vos maillots. Ne laissez pas vos bijoux de famille à l’eau libre, cachez les. 
Par chance, ce pacu pas cool, aime les eaux froides de la Scandinavie, du Danemark, de la Suède. Le froid conserve ! 
Mais il se trouve qu’en Afrique, on parle aussi d’un poisson mangeur de couilles. Ouille, ouille, ouille… 
Donc, il aimerait toutes les mers pour faire son festin de paires… de coucougnettes. Attention si vous sentez un frôlement intempestif sur vos cuisses, mettez vos deux mains pour parer l'attaque du mangeur. Il ne confondra pas vos doigts avec vos glaouis et vous resterez un homme entier. 
Savez vous que dans la mer, justement, nos produits de bronzage de tout poil font muter les poissons en femelles, (peut être que ce pacu est justement un poisson femelle qui se plaît à jouer avec vos bouboules). 
Alors, les gars, si vous perdez vos attributs, vos voix vont passer du grave à l’aigu. Bonjour les confusions ! On ne saura plus si vous êtes mâles et on se fera la malle devant ce spectacle repoussant. Pensez donc, un mâles sans son service trois pièces, c’est triste à pleurer. Sus au pacu !
Septembre 2013, le pacu est arrivé, dans la Seine. Même le pêcheur à pris peur. 

mardi 6 août 2013

Podcast

Je connaissais la peau de l’ours qu’il ne faut pas vendre ! Je savais l’exploitation de la peau d’animal ! J’ai connu une peau de vache, oui, une vraie méchante ! Il y a eu aussi Peau d’Âne, qui s’est permis de faire peau neuve comme une peau de serpent qui traîne sur le bord de la route et devient peau de chagrin et qui ensuite, glisse lamentablement sur une peau de banane bien mûre balancée à terre et tombe sur son postérieur tendu comme une peau de tambour. Bref, des peaux, ce n’est pas ça qui manque, y compris les vieilles peaux, mégères de tout poil. Vous voyez de qui je veux parler !
Et puis, j’ouvre la radio et j’entends pour la première fois, ou du moins, j’écoute. Ils parlent de peau de cast…
Peau de castor peut être ? Non, il a bien dit peau de cast. C’est quel animal le cast ? Ah et la télé aussi s’y met. Peau de cast, peau de cast… Je suis dépassée, plus dans le coup car mon petit fils me dit : « Mamie, en podcast et pas en peau de cast ! Tu peux télécharger en podcast tout ce que tu veux ! »
Mais moi, je ne veux rien et surtout pas télécharger. J’en ferai quoi du chargement. Déjà que tout devient trop lourd à porter pour moi, alors un chargement supplémentaire… Non, ça ne me servirai à rien, juste à m’encombrer encore plus ! Car je ne le dis pas, mais ma maison regorge de bric-à-brac et toutes les places sont prises, il me faudrait faire du vide qui déboucherait…
Qui déboucherai, marrant ça ! Ce verbe : déboucher, moi, ça me fait penser à déboucher les cabinets, alors que dégueuler, c’est régurgiter. Imaginez l’inverse. Non, ce n’est pas ragoûtant ! J’ai débouché mon repas et dégueulé les cabinets. Et lorsque je dis à la place de bouche, le mot gueule, mes petits fils me reprennent. «Mamie, tu dis des gros mots ! »  Faudrait savoir, hein !

Déboucher, dégueuler… Celui qui a crée, ou ceux qui ont crée le français, ils étaient vraiment compliqués

mardi 30 juillet 2013

L'émir de Nini - F

Mon amie Nini n’a pas de fric. Pas de fric pour la maison. Pas de fric pour les fringues. Peu de fric pour manger, c’est la le hic et ça la panique.
Feu son mari qui n’était pas une lumière et ne faisait pas d’étincelles a le droit aujourd’hui au titre de FEU, vu qu’il est mort et regretté. Feu le regretté mari de Madame a été incinéré, c’est le comble ! Comme quoi, la postérité se fiche de la vie du quidam décédé.
Donc, aujourd’hui, mon amie Nini, fauchée comme les blés est à la recherche de dérivatifs, elle, qui n’est pas à la dérive et c’est tant mieux pour elle, cherche aussi un émir. Un émir à fric pour combler ses manques de tout genre. Un émir du genre masculin, bien sûr ! Autrement, ce serait une émirette qui voyagerait sur Emirate.  Bref un émir adoré pour le mettre dans son camp et que l’émir adore y rester pour dominer la situation.
Pour rencontrer cet émir adoré, elle doit voyager et justement, Emirate fait du low-cost pour aller à Bakou. Y a t-il des émirs à Bakou ?  Pas un émir à bas coût, non ! Le choix est vite fait. Ce qu’il lui faut, c’est un émir d’amour pour lui faire la cour et faire un nid douillet.

Mais elle a beau ouvrir ses mirettes, point d’émir à l’horizon. L’émir est rare ! Donc, pas d’émir en vu et sa situation devient pire. La pauvre soupire ! Fini de rire ! Elle va souffrir si ça empire. Vite, vite un émir qu’elle respire !

jeudi 25 juillet 2013

Mon cher ordi a Alzheimer - F

Mon ordi est malade, il a des absences, il ne répond plus. Ce n’est pas qu’il soit trop vieux, il a juste cinq ans, pas obsolète. Alors, on a consulté notre « ordinologue » de famille. Après moultes tests qui n’ont rien apporté de nouveau, vient le test de la mémoire. Et là, le verdict de l’ »ordinologue » est sans appel : problème de mémoire. Mon cher ordi a Alzheimer. Il me reconnaît, c’est sûr, mais tout à coup, il devient tout bleu et ne veut plus rien savoir. Ou alors, tranquillement, nous allons de concert et il stoppe net. Tu peux essayer de faire fonctionner un bouton, une souris. Rien, rein, on dirait qu’il a oublié ce pourquoi il était fait et moi, je reste bête devant ce phénomène. Avant aujourd’hui, cela lui arrivait rarement et ensuite de temps en temps, mais là, depuis quelques mois, son cas s’est aggravé. Il me plante et je reste moi aussi plantée. Il n’y a à mes yeux aucuns motifs pour qu’il me boude de la sorte. Ses réactions deviennent imprévisibles. Tu es peinarde en train de travailler et hop, plus rien. Ah si, il a les yeux grands ouverts sur la page où je travaillais. 
Je lui parle, je l’injurie aussi, mais rien. Rien, il ne répond plus et je suis obligée d’employer la manière forte. Non, je ne tape pas dessus, je suis non violente, juste je le débranche et l’écran devient noir. Arrêt respiratoire, déconnexion et doucement, je lui remets le contact. Aucune lenteur au démarrage, vu son âge, il pourrait. Mais non, de ce côté tout baigne. Il évolue normalement, jusqu’à… nouveau plantage ! Encore ! C’est le troisième de la matinée, alors, y’en a marre. 
- Purée de machine à la gomme, tu vas passer par la fenêtre si ça continue !
Tu parles, il n’en a rien à faire, ce fichu engin. Il n’en fait qu’à sa tête. Notre « ordinologue » familial, préconise de lui ouvrir le bide et de lui faire un nettoyage complet et même de remplacer des organes. Moi, la chirurgie, je n’y connais que dalle. Mais voilà, lorsque notre « ordinologue » a voulu procéder à l’intervention, impossible de l’ouvrir, il résiste et pas qu’un peu. Il a peut être très peur, va savoir.  
Mais maintenant, quelle est la solution ? Le laisser dans cet état ? Le secouer dans tous les sens ? Personne ne sait à ce jour. 
Au début, je croyais qu’il était malade à cause d’un virus, mais tous les tests ont été négatifs, nuls virus l’ont touché. Ouf ! C’est déjà ça ! Il a dû choper quelque chose. Possible que ce soit à cause de l’intensité du travail qu’on lui demande. Pourtant, on n’est pas très exigeants et surtout on est très patients. 
Du coup, on lui a acheté un copain, presque comme lui. Mauvais choix, ce n’est pas ça qui le stimule. Il n’a manifesté aucune jalousie ni aucune réaction positive. Cette tête de mule ne veut rien savoir et nous fait toujours des pertes de mémoire, des plantages, des écrans bleus et autres prestations dont on se passerait volontiers. 
- Mes enfants, c’est beau l’informatique ! Que progrès ! Encore faut-il que ça fonctionne !

jeudi 4 juillet 2013

Le ciseau aboye

Cisailles sises haut placées, ciseaux coupent six aulx, mais pas six « aïls ». Aïe... Aïe... Aïe... 
Madame cisaille entaille monsieur ciseaux qui la regarde de haut, de la haut mais plus d’ici-bas. Quel dégât ! 
J’en perds mon latin. Encore eut-il fallu que j’en eusse du latin. Mais que nenni ! Et puis, le latin le matin me déprime. Toi il te met entrain, c’est vrai tu me joues se refrain comme une scie qui scie six aulx. C’est complexe, pas vrai ! 
Tu m’as demandé l’autre jour : où est le ciseau à bois ? Le ciseau aboye, le chien aussi ! Tu n’as rien compris. Quelle folie ! Mais je peux t’en faire d’autres, comme : les tôles ondulées, la vache aussi ainsi que la chanteuse adulée. Ça m’éclate cette langue ! 
Tiens, je ne t’avais pas encore mis au courant, j’ai rencontré six zozos, pas six oiseaux, juste six zozos bien rigolos dans le métro Porte Maillot, ils allaient au zoo, ils portaient des maillots pas beaux, taillés trop haut, on voyait tout leur dos et leurs pectoraux. Après avoir passé la Seine, ils sont descendus à Vincennes. Quelle aubaine ! Mais franchement, quelle dégaine ! 
Petite, prends en de la graine. Pour être beau, il faut un habit bien taillé aux ciseaux mais surtout pas à la cisaille. Ce truc te débraille et de ce fait, tu brailles à t’en faire péter la luette, sauf si tu es muette ! 
Ah tu rouspètes ! Ce n’est pas chouette ! Et puis, arrête de secouer tes couettes en tournant la tête comme tu le fais. C’est un fait, je préfère te voir de biais malgré cet air niais qui ne te sied. Ça te scie ce que je te dis ? La scie, ciseaux, cisailles, la si… do !