dimanche 26 janvier 2014

Suite : Moi Président

Je me lâche ! C’est parti ! En commençant par le mot qui me vient tout d’abord à l’esprit suite à l’éviction de Madame Première par Môssieu le goujat, Môssieu le malotru, Môssieu le gougnafier, le mufle, le rustre, cet espèce de pignouf, ce butor, ce malappris de première, ce grossier personnage, ce maraud, cet impoli, ce maroufle, ce sauvage, cet indélicat, ce queutard, ce coucheur, cet enjambeur, ce fouteur, enfin, ce baiseur.
A-t-il des problèmes de pinceau qu’il doive le tremper dans de nouvelles marmites ?
Môssieu le baiseur, s’y connaît. - I’m gonna do her to night -!
Ce n’est pas une, ni deux, ni trois, mais beaucoup plus, c’est nous tous qu’il a baisé. He is crooked as a pretzel !
Conduite indélicate s’il en faut envers Madame Première. Ce sauvage la largue, l’éjecte comme un vieux DVD, la jette tel un kleenex usagé. Shame on you Mister fucker !
Your ass is grass ! Comme diraient nos amis anglais, il est en mauvaise posture à force d’adopter des postures nocturnes ‘extra-Madame Première’.
J’avoue que je ne comprends pas pourquoi les nanas lui collent au train, il est moche comme un pediculus humanus, les bras ballants, le bide en avant, un sourire niais. Bref, ce n’est pas ma tasse de thé !
Ma spesso il suo cazzo piange e ha bisagno di trovare la fica dolce. Il n’a même pas besoin de chercher, les filles tombent dans ses bras comme des mouches. Super mec !
Bigame, polygame, est-ce un jeu ? A game in inglish. Quelle santé !

Nos journaleux disaient : problème de prostate ! Que nenni, ce n’est pas sur l’arrière que le problème se situe, c’est sur sa proéminence ‘bas-ventrale’. 
Cet homme n’est pas inébranlable. Maintenant, chacun le sait. Tentez votre chance, brave dames, vous pourriez devenir Madame Première !

mardi 14 janvier 2014

Moi, Président...

« Moi, Président, je ferai en sorte que ma vie privée soit irréprochable ! » C’est dit !
Campagne électorale oblige. Effet boumerang, ça lui revient de droit(e) et de gauche. Au moins un objectif atteint, l’est comme chacun. Ben non, pas vrai car « Mossieu » trompe. Ah, j’avais oublié qu’il était un éléphant du parti, alors, la trompe c’est normal, normal comme lui.
Sardou chantait au sujet d’une femme Présidente :
Maîtriser à fond le système,
Accéder au pouvoir suprême :
S'installer à la Présidence
Et de là faire bander la France.

Et là, je vais baiser la France !
Suffisait de changer les verbes. On nous rabâche que c’est un Président mou. Qui dit mou ? Ben pas mou de partout. Inversement proportionnel aux sondages qui baissent, une partie de l’anatomie de « Mossieu normal » augmente. Après la « quenelle de Dieudonné (une quenelle, c’est tout mou) on a la saucisse du Président. Je connaissais les moules de Hollande mais pas la charcuterie hollandaise. Ça ne doit pas être fameux. 
Faute de pouvoir redresser sa cravate et la France, il y a au moins quelque chose qui se redresse chez lui.
Chez « Mossieu normal», l’une chasse l’autre. Quel tempérament ! Une officielle pour faire « normal » et l’autre en simultané pour la galipette.
Cette information, c’est le magazine Closer qui nous l’adresse. Qui nous la dresse ? 
« Mossieu normal » a tant dressé la sienne qu’un photographe à l’horizon a vu son périscope et d’un clic a pris le flagrant délit au lit de la jolie Julie.
Sept pages de clichés, c’est peu banal et ça fait « causer » le monde entier journalistique qui dans ce cas, ne tique pas du tout et au contraire, se régale des galéjades présidentielles, trouve que la plaisanterie a assez durée et fait éclater le scandale. La bulle a pété. 
« Mossieu normal » va en scooter s’étendre sur un de ses sujets (de prédilection). – Ça y est… C‘est la Gayet, la jolie Julie ! 
Connais pas ! C’est qui cette nana ?
Pauvre Valérie !
Valérie était loyale
On l’envoie à l’hôpital
La Gayet la remplacée
Valerie est très vexée.
Que dira « Mossieu normal » ce soir, à nous, con-citoyens ? Vraimen citoyen ou vraiment c… !

vendredi 10 janvier 2014

Extrasystoles - F

Si j’étais has been, c’est fini. Je suis –in-, branchée ou –chébran- Iphone, ipod, ipad. Aie, aie, aie. Haï sodesu, pour les japonais branchés !
Ça a duré 24 heures. 24 heures de grattouille. Branchée durant 24 heures. Pas internet, j’ai déjà depuis longtemps. Non, pas ça, mais un holster. Dés la pose, la grattouille démarre. T’as tout de suite envie d’arracher les 5 points d’encrage. Ben non, le toubib, se moque de toi et branche le tout avec son petit boîtier.
Tu te demandes comment tous ces fils qui pendouillent, là, devant toi, (y’en a au moins pour un mètre de fils si c’est pas plus), tu vas les supporter et ne pas te les enlever en dormant, par exemple, où faire un faux pas en marchant dessus et les arracher. Et puis, faut pas les faire voir, alors, tu les planques dans la culotte… de pantalon, c’est plus propre.
Première fois de ma vie que ma beauté intérieure va parler et dire ce qu’elle a dans le ventre. Euh… Dans le cœur. Le cœur à ses raisons… etc…etc.
Mais mon petit cœur à moi, a-t-il raison de manifester des dérèglements en mitraillette ? Je vous demande un peu ? Un coup, je bas. Deux, ça fonctionne. Trois coups… Rien… -Ah, excuse moi, j’ai oubli de battre, j’avais l’esprit ailleurs. C’est un coup foiré, ou peut être un coup fourré.
Si seulement il reprenait son rythme de croisière tranquillou. Ben pas du tout, comme si j’avais pas compris le signal, il récidive et pas qu’une fois. Pas possible, il doit penser que je suis bouchée. Les oreilles bouchées, ça, ça irait. Mais s’il me découvrait une artère bouchée (à la Reine), une artère embouteillée, comme aux heures de pointe sur le périph ? Là, on ne rit plus, hein !
Bon, sérieusement, la petite boite noire du holter, vient de parler au bout d’une journée. Extrasystoles ! C’est joli comme mot !
C’est extra, c’est extra… Chantait Léo Ferré au siècle dernier, mais aucun n’a chanté : systoles… systoles… T’as pas d’bol !
Au fait, j’ai remis la boite noire, les capteurs et les fils pendouilleurs au bout du laps de temps imparti et ce fichu boîtier, tant je lui ai refilé d’énergie, voulait plus s’éteindre. La secrétaire appuie une fois sur le bouton arrêt et le holter, tout seul, comme un grand, redémarre. Pareil, deux fois et à la troisième, cet engin a enfin compris qu’on ne voulait plus le voir allumé.
Bizarre les choses, le boîtier ne veut plus stopper et mon cœur fait des ratées. Faudrait faire un échange ! C’est possible, ça ?

Comme je citais ci-dessus : « le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas », et peut être que les holters aussi.  Qui sait !

jeudi 9 janvier 2014

Bonne année 2014

Coucou amis lecteurs que j’abandonne depuis deux mois. Je ne vous ai pas oublié et je viens vous souhaiter une bonne année 2014. Qu’elle soit un excellent an née comme ils disent de par ici.
Est-ce que pour vous, 2013 fut l’an pire que vous ayez subi, parce que sous l’empire de la politique, des résolutions ne furent pas prises, ou le furent souvent de travers. Mais qui dit « résolutions » dit problèmes, c’est mathématique !
Vous avez dit : problème ? Ce n’est pas de la crème et ça vous rend tout blême de cogiter sur ce thème et même jusqu’au carême.

Est-ce que 2014 sera l’an bon ? Ou l’an bon point de notre Chef « normal » ?
Moi qui ai connu huit Chefs suprêmes, (comme la sauce suprême), donc, dans le tas, y’en avait sept qui étaient « Saint Glé » et depuis peu, un seul « normal. ».
Vous avez dit : normal ? Comme c’est banal ! Alors, pour lui, normal, ce sera l’an choix, salés ou marinés (pour nous faire mariner, il nous fait vraiment mariner.)

Interdiction que l’an plie et qu’on nous berce de musique à percussion. Vous percutez ?
C’est un an jeu terrible, ou un terrible an geint déjà qu’il joue avec nos nerfs, pépère !
Je croyais m’ennuyer avec notre « normal ». Ben non, pas du tout, il nous a fait l’an bourdes à force de faire l’an douille, il a fait un concours à lui tout seul. Bravo, il a gagné. Fini de faire l’an douille, sinon, on douille. Et si on douille, on tique et ce sera l’an tique.

2014 à peine débuté, l’an perd du temps. Que nul ne l’an pute de décisions souvent avortées en plus il ne faut pas que l’an traine des casseroles à sa suite. Ce sera l’an dit cap, cap sur la réussite et pas sur un handicap majeur.
Surtout… surtout, que ce ne soit pas l’an terne et encore moins l an creux. Skeugneugneu ! On a besoin de respirer un peu, non ? Je ne veux surtout pas de l’an pas d’air. Qui dit air peut penser à l’an pet. Ah, pas ça je vous prie.
Il peut arriver quelquefois que l’an se ment à lui et à nous, et si l’an te ment, tu le crois.
Vous êtes au courant que le palais de notre « normal » a vendu sa cave aux enchères, donc, pour Pépère, on fêtera l’an d’eau, l’an jet, l’an jet d’eau. Je m’égare, gare !,
L’an rage vu que l’an fit théâtre, an fin, il nous amusa, vu qu’il était an phase de réussite et sans an prise à concurrencer Guignol.
Toi, là, je te vois sourire et je distingue qu’an fait ta mine est largement réjouie, et que moi, j’an dors plus.

Bon, mes cocos, mes cocottes, en mille comme an cent, je vous souhaite, à vous, amis lecteurs un an cher, un an fort, surtout pas un an foiré mais que l’an poule vous donne du grain à moudre, à picorer, à ingurgiter et à digérer, le tout en pleine lumière !
Je m’an gage à nouveau à vous souhaiter un très bon an née 2014 !

Petit lexique pour mes amis lecteurs étrangers.

Année – empire – ambon – l’embonpoint - anchois –ampli – enjeu – engin – lambourde – l’ampère – ampute – entraine – l’handicap – l’andouille – l’antique – lanterne – l’encre – lampadaire – lampée – lancement – lentement – landau - langer – enrage – amphithéâtre – enfin – emphase - emprise – amphétamine – Andorre – encens - enchère – amphore – enfoiré – ampoule – engage -  

dimanche 24 novembre 2013

Le cheval entier

Jean Luc s’est fait plaisir, il a investi. Depuis longtemps, il en rêvait, alors, il l’a fait. Et ce matin, tout fier, il m’a dit :
- ça y est, je l’ai acheté… J’ai enfin MON cheval… Et un entier en plus !
- Ah ?

Un cheval entier ? Un morceau de cheval, moi,  je vois ce que ça donne.
-         Bonjour Monsieur le boucher, je désirerai un morceau de cheval, s’il vous plaît !
Tu rentres chez toi, tu prends ton steak de cheval, tu le fais cuire et tu l’avales.  Ou tu le haches et mange tout cru. Mais, purée, un cheval entier, t’en a pour des mois, voire des années.
-         Ah, vivant… Un cheval vivant !
Je recommence :
-         Bonjour Monsieur… Je voudrai une cuisse de cheval. Ben non, plutôt une épaule de ce cheval-là, qui bouge la queue.
-         Elle est givrée, la vieille ! Doit penser le boucher.

Donc, il possède aujourd’hui, un cheval entier. 
Ben c’est mieux quand même, non ?
Je suis allée voir la bête dans son pré électrifié où il broute l’herbe fraîche. Un beau cheval couleur whisky avec des yeux de biche tout marron, une belle crinière et, c’est vrai il est entier, il a quatre jambes, une tête, un corps, tout quoi ! Vrai de vrai un très beau cheval. Quand je pense que je le voyais dans l’assiette, jamais il y rentrera, pour sûr !

-         Tu vois, on se rend compte de suite que c’est un entier ! Annonce Jean Luc.
-         Ben oui, je le constate ! Dis-je.
Jean Luc se tourne vers moi et commence à m’expliquer qu’il va devoir prendre des précautions avec son cheval entier. Aurait-il peur qu’on lui en pique un morceau ? C’est ridicule. Et il continue dans sa lancée :
-         La différence entre un entier et un coupé, c’est qu’il est plus agressif, il ne faut pas trop qu’une femelle soit à côté !

J’ai pigé, enfin compris. La bête, c’est moi. Entier… Coupé… Fallait m’expliquer d’emblée, et pas me laisser cogiter avec des morceaux de cheval par ci, des morceaux de cheval par là. J’ai devant moi une bestiole où tout est réuni, un  entier… Quoi, avec tout ce qu'il faut !

dimanche 17 novembre 2013

Prime à la casse - F

J’étais bien fichue, j’avais une belle carrosserie, des courbes harmonieuses, un châssis  bien droit, deux jolies phares bien plantés. Je tenais la route, jamais en panne, jamais bancale, obéissante comme pas deux. Jamais il ne me brusquait et même il me bichonnait. Il fallait que tout soit OK, que tout soit bien en place et face, sinon envie, du moins démontre que poser à côté de moi, valorisait mon partenaire. Il se tenait fier, droit, jetant un œil dans ma direction, inspectant d’un regard circulaire si je lui faisais honneur. Il aimait qu’on nous regarde. Nous faisions corps tous les deux. Dans les moments de bonheur, il m’appelait : Titine et ça me faisait démarrer sur les chapeaux de roues.

Et un jour, une autre, plus belle, plus jeune que moi l’a attiré. C’en était fini de son amour et moi je n’ai pas compris. Je m’étais attachée à ses écarts de conduite. Tout, je lui pardonnais tout, le bruit qu’il m’infligeait  mettant la radio trop fort à m’en faire péter les tympans et résultat, il me largue comme ses vieilles chaussettes, me jette comme son vieux slip.

Il m’a présenté à un autre et ce malotru, a commencé à me tourner autour, me regarder devant, derrière, sur les côtés, se baissant même pour regarder mon dessous. Il m’a caressé, tâté, brusqué, me donnant des petits coups de pied. Ah, je vous jure que je n’ai pas apprécié. Et maintenant, pire encore, cet homme veut m’essayer, me tester. Vous vous rendez compte, m’essayer, moi ! Ne suis-je pas aussi présentable et désirable qu’auparavant ?

D’année en année, j’ai souvent changé de partenaires. Oh, pas de ma faute, non, tous, ils ont eu le désir d’autre chose que je ne pouvais plus leur procurer. 
Aujourd’hui, si je tousse, nul besoin de s’inquiéter, pour mon âge cela parait normal. Mes articulations se rouillent, ma souplesse s’amoindrie et même, quelque fois, dans les montée, j’envoie des petits pets mal odorants. 
Je vois bien que je l’énerve, mon partenaire. Je ne suis plus aussi obéissante qu’avant et il m’insulte, me traitant de : « saloperie ». Lorsqu’il est ainsi, il me tape, rajoute des coups de pieds dans mes flans. Me faire ça à moi qui aie tant donné, tant montré de patience aux partenaires successifs. Franchement, n’aurais-je pas droit à un peu de compassion ? 
J’en connais de plus vieilles que moi, qui après maintes chirurgie, changement d’organes sont convoitées par des collectionneurs désireux de les faire défiler devant tout un parterre. Quelle misère !

Et un beau jour, une nouvelle atterrante me parvient ; l’Etat lance contre moi un « contrat ». Une prime sera versée à tous ceux qui me broieront, m’écraseront, me démoliront, me feront disparaître. Là, je ne comprends pas. J’ai été réglo toute ma vie. N’ai-je pas tant donné de ma personne ? N’ai-je pas fourni tous les efforts nécessaires auprès de mes multiples partenaires, qu’ils soient câlins, brutaux, gros rustres, hauts fonctionnaires, bas fonctionnaires ? Tous, tous je vous dis, je l’ai ai malgré tout aimé. Certains me l’on bien rendu, m’ont fait passer des visites lors de mes défaillances, m’ont remis en ordre de marche et là, l’Etat, que je croyais intègre, veut faire de moi une œuvre de César. Un carré, un cube tassé, raplati, informe. Pourtant, terminer ainsi, serait encore mieux que de finir entassée à la casse, sur d’autre à rouiller en plein air derrière la voie ferrée comme mes collègues abandonnées.

Moi, pauvre voiture, au point mort de mon existence, à l’approche de mes derniers instants, je vois arriver vos toutes dernières créations, sophistiquées à souhait. Ah, vous pensiez que nous buvions trop, que nous étions trop bruyantes et  avec nos consœurs qui nous succèdent, vous effacez nos anciens défauts. Mais voilà, plus vous nous clonez, plus on se ressemble, pour sûr ! Alors si vous voulez vous différencier, attachez-vous à une vieille comme moi. Je peux encore servir, devenir « Couguar.» Qui sait !

vendredi 8 novembre 2013

Aquagym - F

L’aquagym… L’aquagym c’est merveilleux ! Tous en maillot de bain, seyant ? Pas sûr ! 
Bibendum quelquefois, ou peut être Bibendum souvent, mais chacun fait des efforts pour ne pas montrer ou justement l’inverse, pour se faire voir, c’est selon. 
Donc, tu as tenté des maillots justes-au-corps pour te mincir. Pas de chance, c’est peine perdue. Ça dépasse du dessus, ça tombe du dessous, ta peau frise, ride à tous niveaux… Bras, Jambes, cuisses, cou, dos… N’en jetez plus, la cour est pleine ! Euh ! La piscine est pleine, pleine de nous, aquagymeurs de tous poils.
Moyenne d’âge ? Trois ! Pas trois ans, troisième … Âge, cheveux gris, or gris. Cheveux par contre, c’est une supposition, car on nous attife de bonnets qui nous font une tête de suppositoire. Oui, j’ai bien dit : suppositoire, ou pire, capote mal posée. 
Attention à l’éjection si celle-ci est en caoutchouc, elle s’insère avec difficulté sur les crânes et enserre la pauvre tête qui commence à se faire des nœuds… Au cerveau. Vérifiez l’expression : tête de no…
Bon ! Le cours commence ! Échauffement, en douceur, largeurs de bassin aller/retour, et que ça saute. Non, pas encore, sauter c’est pour dans vingt minutes, pas avant.
-        Montez les genoux jusqu’à la poitrine ! Dit le maître-nageur.
-   Moi, j’ai de la chance, ma poitrine est tombée, moins d’efforts à fournir !
C’est le ballet des corbeaux aquatiques, tous habillés de noir, et de temps en temps, un maillot bleu fait son apparition et vient égayer, telle une fleur isolée, tous ces « noirs maillots.»
-    Jambe droite en équerre sur le côté et faites pivoter vers l’arrière ! Annonce le maître-nageur d’une forte voix pour que tous entendent car le bonnet fait bouchon en couvrant les oreilles, et surtout, comprennent.
Mais voilà, l’a pas compris la madame derrière moi.  Elle tique. Pour une aquatique, c’est peut être normal. Faudrait lui faire une gymnastique des neurones, une connexion individuelle, une « neurogym.» Elle ne suit pas la cadence. Le rythme est trop dense. Elle n’entre pas dans la danse. Quelle engeance !
J’avais un doute, je croyais qu’elle fayotait, mais non, elle ne pige rien. C’est pire ! Petite tête au propre, car j’espère qu’elle est propre, comme au figuré.
Figurez-vous la scène… vingt-cinq baigneurs, luttant contre l’eau pour endurcir leur corps « d’athlète » de plus de soixante ans -  Si, je vous l’avais dit : troisième âge, rappelez-vous – donc, corps d’athlète sans barres de chocolat – nous, on les avale les chocolats – qui gesticulent en quasi cadence, c’est d’une beauté !
-         Maintenant, pour finir, on va s’étirer !
-        O.K., je me tire !
Direction les bulles du jacuzzi, coincer la bulle, les bulles ! Emprisonner les microbes et les crobes, mais jamais malades, nous autres, on est vaccinés depuis le temps qu’on trempe !