jeudi 9 janvier 2014

Bonne année 2014

Coucou amis lecteurs que j’abandonne depuis deux mois. Je ne vous ai pas oublié et je viens vous souhaiter une bonne année 2014. Qu’elle soit un excellent an née comme ils disent de par ici.
Est-ce que pour vous, 2013 fut l’an pire que vous ayez subi, parce que sous l’empire de la politique, des résolutions ne furent pas prises, ou le furent souvent de travers. Mais qui dit « résolutions » dit problèmes, c’est mathématique !
Vous avez dit : problème ? Ce n’est pas de la crème et ça vous rend tout blême de cogiter sur ce thème et même jusqu’au carême.

Est-ce que 2014 sera l’an bon ? Ou l’an bon point de notre Chef « normal » ?
Moi qui ai connu huit Chefs suprêmes, (comme la sauce suprême), donc, dans le tas, y’en avait sept qui étaient « Saint Glé » et depuis peu, un seul « normal. ».
Vous avez dit : normal ? Comme c’est banal ! Alors, pour lui, normal, ce sera l’an choix, salés ou marinés (pour nous faire mariner, il nous fait vraiment mariner.)

Interdiction que l’an plie et qu’on nous berce de musique à percussion. Vous percutez ?
C’est un an jeu terrible, ou un terrible an geint déjà qu’il joue avec nos nerfs, pépère !
Je croyais m’ennuyer avec notre « normal ». Ben non, pas du tout, il nous a fait l’an bourdes à force de faire l’an douille, il a fait un concours à lui tout seul. Bravo, il a gagné. Fini de faire l’an douille, sinon, on douille. Et si on douille, on tique et ce sera l’an tique.

2014 à peine débuté, l’an perd du temps. Que nul ne l’an pute de décisions souvent avortées en plus il ne faut pas que l’an traine des casseroles à sa suite. Ce sera l’an dit cap, cap sur la réussite et pas sur un handicap majeur.
Surtout… surtout, que ce ne soit pas l’an terne et encore moins l an creux. Skeugneugneu ! On a besoin de respirer un peu, non ? Je ne veux surtout pas de l’an pas d’air. Qui dit air peut penser à l’an pet. Ah, pas ça je vous prie.
Il peut arriver quelquefois que l’an se ment à lui et à nous, et si l’an te ment, tu le crois.
Vous êtes au courant que le palais de notre « normal » a vendu sa cave aux enchères, donc, pour Pépère, on fêtera l’an d’eau, l’an jet, l’an jet d’eau. Je m’égare, gare !,
L’an rage vu que l’an fit théâtre, an fin, il nous amusa, vu qu’il était an phase de réussite et sans an prise à concurrencer Guignol.
Toi, là, je te vois sourire et je distingue qu’an fait ta mine est largement réjouie, et que moi, j’an dors plus.

Bon, mes cocos, mes cocottes, en mille comme an cent, je vous souhaite, à vous, amis lecteurs un an cher, un an fort, surtout pas un an foiré mais que l’an poule vous donne du grain à moudre, à picorer, à ingurgiter et à digérer, le tout en pleine lumière !
Je m’an gage à nouveau à vous souhaiter un très bon an née 2014 !

Petit lexique pour mes amis lecteurs étrangers.

Année – empire – ambon – l’embonpoint - anchois –ampli – enjeu – engin – lambourde – l’ampère – ampute – entraine – l’handicap – l’andouille – l’antique – lanterne – l’encre – lampadaire – lampée – lancement – lentement – landau - langer – enrage – amphithéâtre – enfin – emphase - emprise – amphétamine – Andorre – encens - enchère – amphore – enfoiré – ampoule – engage -  

dimanche 24 novembre 2013

Le cheval entier

Jean Luc s’est fait plaisir, il a investi. Depuis longtemps, il en rêvait, alors, il l’a fait. Et ce matin, tout fier, il m’a dit :
- ça y est, je l’ai acheté… J’ai enfin MON cheval… Et un entier en plus !
- Ah ?

Un cheval entier ? Un morceau de cheval, moi,  je vois ce que ça donne.
-         Bonjour Monsieur le boucher, je désirerai un morceau de cheval, s’il vous plaît !
Tu rentres chez toi, tu prends ton steak de cheval, tu le fais cuire et tu l’avales.  Ou tu le haches et mange tout cru. Mais, purée, un cheval entier, t’en a pour des mois, voire des années.
-         Ah, vivant… Un cheval vivant !
Je recommence :
-         Bonjour Monsieur… Je voudrai une cuisse de cheval. Ben non, plutôt une épaule de ce cheval-là, qui bouge la queue.
-         Elle est givrée, la vieille ! Doit penser le boucher.

Donc, il possède aujourd’hui, un cheval entier. 
Ben c’est mieux quand même, non ?
Je suis allée voir la bête dans son pré électrifié où il broute l’herbe fraîche. Un beau cheval couleur whisky avec des yeux de biche tout marron, une belle crinière et, c’est vrai il est entier, il a quatre jambes, une tête, un corps, tout quoi ! Vrai de vrai un très beau cheval. Quand je pense que je le voyais dans l’assiette, jamais il y rentrera, pour sûr !

-         Tu vois, on se rend compte de suite que c’est un entier ! Annonce Jean Luc.
-         Ben oui, je le constate ! Dis-je.
Jean Luc se tourne vers moi et commence à m’expliquer qu’il va devoir prendre des précautions avec son cheval entier. Aurait-il peur qu’on lui en pique un morceau ? C’est ridicule. Et il continue dans sa lancée :
-         La différence entre un entier et un coupé, c’est qu’il est plus agressif, il ne faut pas trop qu’une femelle soit à côté !

J’ai pigé, enfin compris. La bête, c’est moi. Entier… Coupé… Fallait m’expliquer d’emblée, et pas me laisser cogiter avec des morceaux de cheval par ci, des morceaux de cheval par là. J’ai devant moi une bestiole où tout est réuni, un  entier… Quoi, avec tout ce qu'il faut !

dimanche 17 novembre 2013

Prime à la casse - F

J’étais bien fichue, j’avais une belle carrosserie, des courbes harmonieuses, un châssis  bien droit, deux jolies phares bien plantés. Je tenais la route, jamais en panne, jamais bancale, obéissante comme pas deux. Jamais il ne me brusquait et même il me bichonnait. Il fallait que tout soit OK, que tout soit bien en place et face, sinon envie, du moins démontre que poser à côté de moi, valorisait mon partenaire. Il se tenait fier, droit, jetant un œil dans ma direction, inspectant d’un regard circulaire si je lui faisais honneur. Il aimait qu’on nous regarde. Nous faisions corps tous les deux. Dans les moments de bonheur, il m’appelait : Titine et ça me faisait démarrer sur les chapeaux de roues.

Et un jour, une autre, plus belle, plus jeune que moi l’a attiré. C’en était fini de son amour et moi je n’ai pas compris. Je m’étais attachée à ses écarts de conduite. Tout, je lui pardonnais tout, le bruit qu’il m’infligeait  mettant la radio trop fort à m’en faire péter les tympans et résultat, il me largue comme ses vieilles chaussettes, me jette comme son vieux slip.

Il m’a présenté à un autre et ce malotru, a commencé à me tourner autour, me regarder devant, derrière, sur les côtés, se baissant même pour regarder mon dessous. Il m’a caressé, tâté, brusqué, me donnant des petits coups de pied. Ah, je vous jure que je n’ai pas apprécié. Et maintenant, pire encore, cet homme veut m’essayer, me tester. Vous vous rendez compte, m’essayer, moi ! Ne suis-je pas aussi présentable et désirable qu’auparavant ?

D’année en année, j’ai souvent changé de partenaires. Oh, pas de ma faute, non, tous, ils ont eu le désir d’autre chose que je ne pouvais plus leur procurer. 
Aujourd’hui, si je tousse, nul besoin de s’inquiéter, pour mon âge cela parait normal. Mes articulations se rouillent, ma souplesse s’amoindrie et même, quelque fois, dans les montée, j’envoie des petits pets mal odorants. 
Je vois bien que je l’énerve, mon partenaire. Je ne suis plus aussi obéissante qu’avant et il m’insulte, me traitant de : « saloperie ». Lorsqu’il est ainsi, il me tape, rajoute des coups de pieds dans mes flans. Me faire ça à moi qui aie tant donné, tant montré de patience aux partenaires successifs. Franchement, n’aurais-je pas droit à un peu de compassion ? 
J’en connais de plus vieilles que moi, qui après maintes chirurgie, changement d’organes sont convoitées par des collectionneurs désireux de les faire défiler devant tout un parterre. Quelle misère !

Et un beau jour, une nouvelle atterrante me parvient ; l’Etat lance contre moi un « contrat ». Une prime sera versée à tous ceux qui me broieront, m’écraseront, me démoliront, me feront disparaître. Là, je ne comprends pas. J’ai été réglo toute ma vie. N’ai-je pas tant donné de ma personne ? N’ai-je pas fourni tous les efforts nécessaires auprès de mes multiples partenaires, qu’ils soient câlins, brutaux, gros rustres, hauts fonctionnaires, bas fonctionnaires ? Tous, tous je vous dis, je l’ai ai malgré tout aimé. Certains me l’on bien rendu, m’ont fait passer des visites lors de mes défaillances, m’ont remis en ordre de marche et là, l’Etat, que je croyais intègre, veut faire de moi une œuvre de César. Un carré, un cube tassé, raplati, informe. Pourtant, terminer ainsi, serait encore mieux que de finir entassée à la casse, sur d’autre à rouiller en plein air derrière la voie ferrée comme mes collègues abandonnées.

Moi, pauvre voiture, au point mort de mon existence, à l’approche de mes derniers instants, je vois arriver vos toutes dernières créations, sophistiquées à souhait. Ah, vous pensiez que nous buvions trop, que nous étions trop bruyantes et  avec nos consœurs qui nous succèdent, vous effacez nos anciens défauts. Mais voilà, plus vous nous clonez, plus on se ressemble, pour sûr ! Alors si vous voulez vous différencier, attachez-vous à une vieille comme moi. Je peux encore servir, devenir « Couguar.» Qui sait !

vendredi 8 novembre 2013

Aquagym - F

L’aquagym… L’aquagym c’est merveilleux ! Tous en maillot de bain, seyant ? Pas sûr ! 
Bibendum quelquefois, ou peut être Bibendum souvent, mais chacun fait des efforts pour ne pas montrer ou justement l’inverse, pour se faire voir, c’est selon. 
Donc, tu as tenté des maillots justes-au-corps pour te mincir. Pas de chance, c’est peine perdue. Ça dépasse du dessus, ça tombe du dessous, ta peau frise, ride à tous niveaux… Bras, Jambes, cuisses, cou, dos… N’en jetez plus, la cour est pleine ! Euh ! La piscine est pleine, pleine de nous, aquagymeurs de tous poils.
Moyenne d’âge ? Trois ! Pas trois ans, troisième … Âge, cheveux gris, or gris. Cheveux par contre, c’est une supposition, car on nous attife de bonnets qui nous font une tête de suppositoire. Oui, j’ai bien dit : suppositoire, ou pire, capote mal posée. 
Attention à l’éjection si celle-ci est en caoutchouc, elle s’insère avec difficulté sur les crânes et enserre la pauvre tête qui commence à se faire des nœuds… Au cerveau. Vérifiez l’expression : tête de no…
Bon ! Le cours commence ! Échauffement, en douceur, largeurs de bassin aller/retour, et que ça saute. Non, pas encore, sauter c’est pour dans vingt minutes, pas avant.
-        Montez les genoux jusqu’à la poitrine ! Dit le maître-nageur.
-   Moi, j’ai de la chance, ma poitrine est tombée, moins d’efforts à fournir !
C’est le ballet des corbeaux aquatiques, tous habillés de noir, et de temps en temps, un maillot bleu fait son apparition et vient égayer, telle une fleur isolée, tous ces « noirs maillots.»
-    Jambe droite en équerre sur le côté et faites pivoter vers l’arrière ! Annonce le maître-nageur d’une forte voix pour que tous entendent car le bonnet fait bouchon en couvrant les oreilles, et surtout, comprennent.
Mais voilà, l’a pas compris la madame derrière moi.  Elle tique. Pour une aquatique, c’est peut être normal. Faudrait lui faire une gymnastique des neurones, une connexion individuelle, une « neurogym.» Elle ne suit pas la cadence. Le rythme est trop dense. Elle n’entre pas dans la danse. Quelle engeance !
J’avais un doute, je croyais qu’elle fayotait, mais non, elle ne pige rien. C’est pire ! Petite tête au propre, car j’espère qu’elle est propre, comme au figuré.
Figurez-vous la scène… vingt-cinq baigneurs, luttant contre l’eau pour endurcir leur corps « d’athlète » de plus de soixante ans -  Si, je vous l’avais dit : troisième âge, rappelez-vous – donc, corps d’athlète sans barres de chocolat – nous, on les avale les chocolats – qui gesticulent en quasi cadence, c’est d’une beauté !
-         Maintenant, pour finir, on va s’étirer !
-        O.K., je me tire !
Direction les bulles du jacuzzi, coincer la bulle, les bulles ! Emprisonner les microbes et les crobes, mais jamais malades, nous autres, on est vaccinés depuis le temps qu’on trempe !


jeudi 31 octobre 2013

Fisc... Contrôle... - F

_ Allô... C'est le contrôleur du fisc ! Bonjour Monsieur ! Nous avons repris votre dossier de A à Z et avons constaté que vous vous traîniez d'énormes casseroles. Nous avons donc décidé de mettre les pieds dans le plat et de recalculer à partir d'une nouvelle assiette fiscale, suivant une fourchette plus précise votre impôt.
- SVP, arrêtez avec vos casseroles, vos plats, vos assiettes et vos fourchettes. J'ai déjà tout ça dans ma cuisine...
- Monsieur, nous allons vous redresser !
- Excusez du peu, je ne suis pas tordu et n'ai aucun penchant pour vous ! 
- Nous allons procéder...
- Procéder à rien du tout, Monsieur le contrôleur du fisc, je n'ai plus un radis à vous donner, vous m'avez tout piqué, alors, votre procédure...
- Changez de ton, Monsieur !
- Du thon, il ne m'en reste pas, même ça, c'est fini. Mon assiette est vide, comme mes plats et mes casseroles. Je peux vous refiler une fourchette, elles ne me servent plus à rien, j'ai mes doigts !
- Nous vous aurons au doigt et à l'oeil, Monsieur !
- Eh bien , au moins, j'aurai quelque chose à l'oeil, pour une fois ! Gratis !
- Vous pouvez nous régler en combien de fois ?
- Mais des fois, vous rêvez... Je vous dis que je n'ai plus rien, que dalle et en plus, j'ai la dalle. Mon estomac hurle... FAMINE ! Ah, ce fichu contrôleur, il fait mine de ne pas comprendre, le doigt sur la couture du pantalon... A vos rangs... Fisc... Fisquez moi tout ça  à la poubelle et surtout, ne le triez pas !
C'est hontable et lamenteux... Heu ! Honteux et lamentable !

vendredi 25 octobre 2013

Temps à la mer

Depuis plusieurs jours, temps à la mer. Ça poisse, ça colle, ça pègue ! Faut vous dire, j'habite une île... Presque... Une presqu'île, quoi. Avec une seule ville posée dessus, et quelle ville ! Mais pour le moment, là n'est pas le problème. Le problème, c'est l'humidité. Tu passes le balai dans ta maison... ou plutôt, tu essayes. Dur, dur... Ce fichu balai qui devrait ramasser les poussières décide de rester collé là où tu commences à balayer. Il a les poils humides et ne veut pas bouger de sa place. Tu as beau le forcer, l'insulter, lui dire des mots gentils; rien n'y fait. Il est planté là et n'en démord pas. Tu le forces et quand je dis "forces", c'est vraiment "forces" et à ce moment, il avance d'un mini-millimètre en traînant ses poils derrière lui. Le manche et le bois du balai veulent bien, mais les soies ne suivent pas. Je vous dis, moi, il y a conflit. C'est sûr !
Je te raconte le balai, alors imagine les chaussures, qui elles aussi ont une grande tendance à coller au carrelage. Et si ça ne colle pas, ça laisse des traces. Tu avances, un pas, puis un autre et le tout s'accompagne d'un bruit de... Allez, de sucions, de ventouse. Ce n'est pas top quand même ! Et si tes chaussures, tes chaussons sont un peu cradent, on te suit à la trace. C'est merveilleux !

Dans ces moments là, tu te dis : que faire le ménage, eh bien, c'est niet ! Ou alors, tu passes ta journée à astiquer, briller, reluire, astiquer, briller, reluire. Ce n'est pas reluisant et c'est fatigant, hein !
Et si je te causais de ta personne, car là aussi, tu poisses, tu colles, tu sues, tu es en eau. Que tu sois en haut de la colline ou en bas, c'est pareil et peut-être pire en haut dans la brouillasse poisseuse de Saint Clair. C'est le nom de la montagnette de ma ville; le Mont Saint Clair, moins de deux cents mètres de haut, notre mont. Mais bon, comme le Mont Blanc, quoi ! 
On est modeste de par chez nous !
Donc, tu transpires à mort ! Prendre une douche ne sert pas à grand chose, il t'en faudrait au moins dix par jours. Tu insistes, tu prends quand même une douche et ta salle de bain devint un sauna, de la vapeur partout, impossible de te mirer dans tes glaces. De la buée à revendre. Tu essuies, et deux secondes plus tard, c'est comme avant. Alors tu recommences, encore et encore. 
C'est bon, ça te fait faire de l'exercice, au moins !

Ça suffit, donnez moi du Mistral ! Donnez moi de la Tramontane ! Mes poumons n'en peuvent plus d'être baignés dans cette moiteur, je suffoque, je souffle comme un boeuf !
Demain, il fera beau et le vent chassera cette couche de nuages archi-humides, car en plus, chez moi, il ne pleut pas, ou à peine une goutte par ci, par là. Donc, la pluie qui ne tombe pas reste dans l'air. Tu vois le tableau ? A toi qui vit dans des contrées où le temps est toujours beau et qu'on te dit que tu as la tête dans les nuages lorsque tu rêves, eh bien nous, ici, on vit quelquefois dans le nuage. Chacun son truc !

jeudi 24 octobre 2013

Bercy beaucoup !

Alouette, gentille alouette. Alouette je te plumerai ! Je te plumerai la tête...
Tu as de beaux cheveux frisés, ondulés ? Dommage ! Tu vas l’avoir raide ! 
Tu es chauve comme un œuf, tondu ? Pas grave, il reste ton scalpe ! Il va falloir t’habituer, ne plus dire : merci, mais bercy. Car le tondeur, le défriseur, le scalpeur loge au bord de la seine. C’est vrai que de nos jours, on y trouve le cousin du piranha dans notre belle eau grise de ce fleuve parisien. Et le frère du piranha, s’appelle bercy. Bercy beaucoup !

Beaucoup de bercys prolifèrent non dans l’eau, mais juste au dessus, concentrés dans une énorme bâtisse où on les retrouve à tous les niveaux.
Le bercy de base n’est pas encore très hargneux, il lui faut d’abord grimper dans les étages supérieurs à coup d’idées ameneuses de fric. 
Car les bercys cherchent et trouvent. Il trouve comment rajouter de la tonte, comment vider tes poches. Le bercy aime autant la tête que la veste ou le pantalon. Dès que tu as une poche, il veut qu’elle soit vide. Même pas un mouchoir pour pleurer. Surtout, pas une larme, ni de whisky, ni de champagne, ça peut te coûter un doigt, voire une main ! Seul le bercy est habilité à consommer ces boissons, vu qu’il t’a pompé un maximum, il se réjouit et fait la fête.
-         Les gars, il nous fallait un milliard aujourd’hui, vous en êtes où ?
-         Patron, on en a fait plus de deux !
-         Allons fêter ça, que les bouchons pètent !
Ces justes paroles lancées par un bercy gradé, plaisent aux bercys baseux, qui se disent :
-         Je dois trouver un nouveau truc, bien piqué des hannetons pour que mon boss y soit content et me fasse monter d’un cran ! D’arrêt !
Et ça marche ! Plus le bidule est saugrenu, plus il plaît. Z’on même conçu de faire cracher au bassinet tous les pékins du coin sur du fric dont ils ne voient pas la couleur. C’est t’y pas beau ça ? La CSG, Comment Soutirer des Gains ! Sont forts quand même, hein !

Puis aujourd’hui, à l’heure où je vous parle… heu, où j’écris, ils vont t’en piquer sur tes économies. Si… Si… L’ont dit, vont le faire. Vont te baiser sur le front chauve ou pas, te câliner les poches et y soustraire le moindre centime. T’as mis un  petit pactole à gauche ? La gauche a compris que c’était pour elle, alors elle va… s’en servir avant que tu passes l'arme à gauche.
-         S’en servir pour quoi ? Pour qui ?
-         Rassure toi, pas pour ton bien être, non, toi, tu as économisé, donc tu es nanti. Vont le donner à des qui ont moins que rien. Solidarité ! T’es pour ? T’es contre ? S’en fichent les bercys !

L’argent n’a pas d’odeur ? Pourtant, le bercy a une propension à le détecter.
Tiens ! Là, chez ce vieux de quatre-vingt-dix ans qui a bossé quarante-cinq ans en commençant à quatorze balais et qui se goinfre de sa retraire de mille deux cents euros, piquons lui ses économies.
-         Ah, t’avais mis de côté pour tes vieux jours ? Mais t’es vieux… et t’en a plus pour longtemps, alors, aboule le fric, pépère !
C’est beau la solidarité, que c’est beau la vie !

J’ai omis de vous signaler que les bercys qui sont environ cinq mille ont un  chef suprême nommé pour une durée déterminée et que ce super-chief a au-dessus de lui un plus gros encore. Plus ce gros poisson est gauche, plus il demande à manger. Plus il mange, plus les bercys doivent imaginer des ressources pour alimenter ses ambitions dépensières, jusqu’à vider les millions de poches mises à disposition et qu’il ne reste plus un poil sur aucun caillou.
bercy patron !

Le changement c’est pour maintenant ! Eh bien, c’est vrai ! Tout change, hier j’ai dit : non. Ben aujourd’hui, je dis : oui.
Hier, j’ai avancé d’un pas. Aujourd’hui, je recule de deux. Comment veux-tu… Comment veux tu que je…
Et malgré ça, il nous enfonce le clou bien en deçà de l’imagination !

Bercy patron !